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IV. PERTURBATIONS

nobiliaire pour Fa van la ge des nobles, seulement en faveur du schisme et des miliciens kozaks. Il est probable que ces derniers n'en ont pas compris la différence des conventions, quMls avaient raison de préférer fraterniser avec une république impérieuse, restant eux-mêmes dans une position bien subordonnée que de servir un despote, quoique honorés du titre de ^ nation; peut-être qu'ils étaient convaincus qu'il leur convenait mieux de jouir de leurs institutions et prérogatives comme inîlitiens dans des provinces administrées par des républicains d'un rang plus élevé, que comme citoyens administrant euxmêmes sous la férule d'un maître absolu ; que par conséquent, ils se déterminèrent avec discernement à la condition subalterne, dans laquelle l'anoblissement individuellement acquis, ne pouvait satisfaire que quelques particuliers, établissant entre eux une espèce d'aristocratie incompatible avec leurs institutions démocratiques, ou bien, arrachant, séparant de leur corps les compagnons de guerre les mieux mérités pour les placersur un horizon plus élevé, dans une position étrangère. Aussi j cette convention fut désapprouvée par un grand nombre ; par suite des dissensions qui existaient déjà dans la nouvelk société; elle éprouva une forte résistance, et bien qu'elle fût appuyée par des victoires, elle fut incessamment combattue. Des bandes de mécontents ne voulant pas se soumettre, se rattachaient d'autant plus au tzar, d'autres allaient à l'aventure grossir les essaims des kozaks aux environs du Don , ou couraient le sol des Tatars et de la Turquie, alimentant le mécontentement de ceux qui se soumirent. En effet , la convention deHadziacz , assez bien observée relativement aux prérogatives des kozaks, fut éludée et frustrée par le schisme et la noblesse non-unie. Le mécontentement de la noblesse rejaillit sur les kozaks. Ils se révoltent, ils sont comprimés. L'auteur de leur soumission, Vychovski, est soupçonné de fomenter le mécontentement, de susciter la révolte. Etienne Gzarniecki sévit , et suivant le décret d'un tribunal militaire, le fit fusiller en 1663. Les évoques non-unis n'étaient pas admis au sénat, et le premier sénateur laïque de la convention de Hadziacz périt ainsi ; avec lui , la convention de Hadziacz elle-même est détruite et anéantie pour toujours.

5i84 CONSIDÉRATIONS. 1607—1795.

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