‹ Histoire de PologneChapitre 331 sur 369 · TV. PERTURBATIONS · texte numérisé non relu

TV. PERTURBATIONS

envoyé en Sibérie pour toojoQrt; Méichtsedeehfit an voyage en Sibérie» eosaiteil f al réeon^&sé par une abbaye dontll fat archîtnendrite , du reste il n*ea rentra qu'une faible partie dans leurs tlet, les autres étaient ineorpopès dans les régi* mens des Icozaks» ou colonisés comme cultiyaiteors ; une mul^ titude de paysans furent aassi emmenés en Russie sons différents prétextes* Branieki de son côté fit brandir le glaive de la justice; il se réserva Qovta et dirigea les autres coupables par centaines vers différentes Tilles; la plus grande quantité au nombre de 800, fnt envoyé, à LéopoL Les exécntions se suivaient dans toutes les villes de la partie méridionale de la Pologne, partout plusieurs périrent , à Léopol le tribunal de la couronne commença leur procès. Goota resta seul à Serby, suini la peine cruelle des accrocs, de la mutilation et de la mort. Branieki chargea du reste son régimerntaire Joseph St^npkovski, qui, voyant la mort de Gonta, s'écria qu'il n'était pas la seule cause du malheur, que les autres coupables devaient aussi périr, et il eut le plaisir de voir grossir le nombre des coupables. Dans le courant de la justice et des exécations,(i un grand nombre de Polonais échappés aux massacres, erraient dans les campagnes de la Moldavie, chargés de tout ce qu'ils avaient pu sauver de leurs effets; Thospodar reçut ordre de les faire retirer de cette province. Ces malheureux allaient manquer d'asile, mais par une suite de la politique que les Turcs avaient embrassée, le prince Moldave leur fit insinuer de s'avancer d'avantage dans l'intérieur du pays pour être moins observés par les Russes. Gomme ils s'enfonçaient dans cette province, les Russes au contraire firent publier le retour de la tranquillité en Ukraine, afin, disaientils, que ceux qui y possédaient des terres prissent soin de les faire régir, et qu'elles ne fussent pas envahies par les premiers occupants* Tout ce qui avait échappé au premier carnage revint peu-à-peu. Ges infortunés, dans toute l'étendue de ce pays si florissant, il y avait quelques semaines, ne virentqu'un vaste désert, sans autre trace de ses habitants que le sang et la cendre confondus ensemble, et à peine furent-ils revenus , qu'au printemps de 1779 les soulèvements et les massacres recommencèrent, a Un certain Timienko en était le principal agitateur et chef. On voulait exterminer tout ce

qui avait signé les confééérafionSy sans disttiigcfer eeux^i hésitaient à les signer. Il est impossible de sàToir le «ombre de ceux qui périrent dans ces massa^sres. Ceux ql»i é^appèrent le font monter à 900,000 personnes; ceux qnt présidaient aux Informations juridique, ne comptent que 50*^000» nombre snfisant pour ternir à jamais les auteurs de ce soulèrement (*). Le renonreUement des massacre» ouvrit iia vaste champ à la justice de Stempkovski, secondé .par lesRui^efi, il se mit à détruire le brigandage, exécutant sans décret. Â Lislanka, il fit pendre 60 paysans , «t dans la ville de Koéen, près de Zitomir, il faisait décapiter une foule à plusieurs reprises. A Léop«l,- le tribunal neçut ordre de Farsovie d'interrompre les interrogatoires, de brûler toutes les pièces, et délivrer les coupables aux supplices, sans Çilre de. plus amples informations; ils furent tous abandonnés au.bourneau, péle-méle comme du bétail, au nombre de 300. Lia. j^Uice de Stempkovski fut interrompue par Tamnistie proclamée par la diète de 1773. La dissolution se prolongea plusieurs années en Ukraine, la population épouvantée set di$pej:^ait à Té^ranger. Gonta était estimé, à la nouvelle (^jïa.mfyrt^ une consternation inexprimable porta aux suicides. Les nouveaux règlements de corvée provoquaient aussi les actes de désespoir. Sur ce théâtre d*horreur , on a vu des scènes attendrissantes, des paysans de communes entières téqooig^dnt un attachement sincère, un dévouement inébranlable. Plusieurs individus furent récompensés par leur seigneurs ou par la république; quelques communes méritèrent des franchises qu'on leur accorda f^). Mais en général la main seigncu-

{*) 15,000 égorgés à Human. Admettons poui^ chs^cune des trois villes ou le massacre a eu lieu* 1,500 de tués, nous «aurons te Bombre 4,500 ; pour chaque bourg, 500, et sapposotiB 3»000 maisons^saccagées, et sur chacune 2 personnes égorgées,' nous aurons lasornooe de 50,500 juridiqueiûeût étaWie/ ■• i , ...

(**) Parmi les comiViunes qui se son't diàtiûguées par ielit attachement et leur dévouement, oii compte Ositna , Kuzminogrobla,* Sûbska, Sieniôa, Podvysokie {'Voyei note 10 , t. 1 , p. Î54de la Pol. renaiss: — Une tradition populaire assure qu'à cette époque vivait Vemyhora kozak d'au -delà du Dniepr, périitetil sur une île jouissaot d'une haute con-

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