‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 30 sur 112 · C'est l'opinion de Pëtrarque · texte numérisé non relu

C'est l'opinion de Pëtrarque

a. Qui amnis prœcipiUtiu alpibus, prim6 per HeWetias nnl) oecar"

santiiun aquanun agmina secum trahens, auctu que magno, îpso qood

învadit freto , tniculentior ( aut lorrentior ) nisi cuni fretum vcutia

cxcitatur Rhodanus saevit, etcum serenum est , atquè ideô iuter Eu-

ropae maximos fluvios et bunc computant. Solin polybistor , c. 8*

Testis arar y Rîiodanus que celer , magnus que ganimna.

Tib. I 1. 1 1 eleg.

Quà rapitur prœceps Rhodanus genitore lemano.

Ausonius.

Impîger Rbodanus. Florua., 1. m , c. 2.

Saint Jérôme appelle l'ëloquence de Saint Hilaire : Latiç» elo-

quentiœ Wtodanus»

Aggeribus caput alpiuis , et rupe nivali

Prosilit in celtas , ingentemque extrahit amnem ,

Spumanti Rhodanus , proscindens gurgitecampos ,

Ac properè in pontum lato- mit inclytus alveo ;

Auget opes stanti similis , tacito que liquore

Mixtua Arar , quem gurgitibus complexus anhelis ,

Cunctantem immergit pelago, raptum que per arva

Ferre vetat patrium , vicina ad littora nomen , etc. Stlius Jtalicus , lib. 3. Bell. Puni.

Rhodanus non longé ab Tstri Rheniquc fontibus surgit. Deindè Lemano Lacu acceptus tenct impctum ; se que per médium iter agcns, quantus venit expeditur. Pomp. Mêla. , 1. ii , c. 5.

3. Polybe et Ptolémëe donnent deux embouchures au Rhône ; Pline et Ammien , trois ; Diodore ^ cinq ; Avienus , six ; Appollonius, sept ; Titc-Live , plusieurs.

~ L'embouchure hispa/iiense était ainsi appelée , parce qu*elle était la plus prés de TËspague ; celle de Massilioticum , à cause de son voisinagede Marseille; l'embouchure Metapinum étaitcelle du milieu.

Pline dfecriti la Durance , gui conserve dans son nom une origine celtique ' , comme une rivière torrentueuse ; Ammien Marcellin nous montre l'armée d'Annibal engagée dans ses gués incertains (gurgitibus vagis); Ausone accuse dans ses vers l'inconstance de son lit et l'incertitude de ses rives * ; Tite-Live , Silius Italicus lui reprochent de ne pouvoir porter des barques sur ses eaux impétueuses , et de s'ouvrir h chaque instant de nouvelles routes * ; le poète la représente descendant furieuse des Alpes , et entraînant dans sa course les fragmens des rochers et les ormes brisés. Malheur à celui qui se fierait à sa rive trompeuse ; malheur au nautonnier dont la voile s'enflerait sur ses perfides ondes ; la rive disparaîtrait bientôt, et la nacelle, tournant rapidement sur ellemême , s'engloutirait dans le tourbillon des eaux ^.

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