ArùtoL , Polit. , K V , c. d
seuls conférés d'abord , la classe des plébéiens fut frappée d'interdiction politique. « Si les Mar- » seillais » nos cliens , dit Cicéron dans un de » ses ouvrages, sont gouvernés par les principaux » habitans de leur ville , avec une grande équité, » la condition du peuple y paraît pourtant voi- » sine de la servitude '. » Le même écrivain compare le gouvernement des Marseillais à ce qu'avait été jadis dans Athènes la tyrannie des trente *,
Au reste , Cicéron voulait que le peuple demeurât en dehors des affaires de la république , et loin de blâmer les institutions aristocratiques de Massalie , il s'écrie dans son plaidoyer pour Flaccus ; Massalie , république admirable , qu'il est plus facile de louer que d'imiter.
Un con2»eil suprême dirigeait la république ; ceux qui le composaient se nommaient Timoukhes ; leur nombre était de six cents ' ; leur pouvoir durait autant que la vie ^ ; on les choisissait dans les familles possédant un revenu déterminé. Il fallait qu'ils fussent mariés , qu'ils eussent des enfans
1. $i Massilienses i nostri clientes i per selectos et prilicipes cÎTes fiunimà justitià regimtur ; incst tamen in eà conditione pc poli sîmilitudo quaedam Berritotû* De Republic. ; 1. 1 1 c. 97.
a. Und. , 1. 1, c. aS.
3. Strab. y 1. IV I p. 179. <-> Seace/Ui i îd. -»- Enim lenatiis bajns nomen est. Vale. Maxim., 1. n, c. 6. — Lncian Toxar. Sir. amidt. — Strab. , 1. IV , p. 179.