U NOTES
on arrive à la prise de commandement de l'armée du Rhin par le M*^ Bazaine, le cours des choses ne prend point un aspect différent qui nécessite, comme explication, Tintroduction d'un élément nouveau, la trahison du général en chef. Avant comme apr^ tout va, pari passu, également mal. Il n'y a aucun des Taits qu'on a reprochés au M'* Bazaine qui ne se retrouve ailleurs, et, par exemple, à Tarmée de Châ- Ions, où c'est un autre qui commande, tout va infiniment plus mal. 2° Les efforts faits pour prouver qu'il était à Tavanlage du M'i Bazaine, au point de vue de son ambition personnelle, de rester à Metz ont échoué. Lorsqu'il est investi du commandement, le maréchal jouissait de la faveur universelle : il avait la confiance de l'armée, et de l'Empereur qui le nommait^ il était soutenu à Paris par les députés de la gauche qui réclamaient sa nomination, l'Empereur était tombé et abandonné môme par l'Impératrice; dans ces condilions,loin que son intérêt pei*sonnel lui commandât de rester à Metz sans vivres et bloqué par l'ennemi, son intérêt bien évident était, au contraire, de se dégager pour gagner Ghâlons et Paris, où, après avoir sauvé son armée, il pouvait compter sur la reconnaissance du pays tout entier. En considérant en particulier le reproche qu'on a fait au maréchal de ne pas avoir repris la marche sur Châlons le soir de la bataille de Rezonvillc^ l'auteur croit que depuis les publica-^ lions de Télat-major prussien, donnant les positions précises des armées allemandes le .soir de cette bataille, on ne peut plus douter qu'en persévérant à vouloir effectuer la retraite sur Chftlons, le maréchal n'eût absolument compromis son armée.
L'auteur ne voit donc, en premier lieu, dans le M*^ Ba* zaine qu'un homme qui, investi à un moment difficile du commandement d'une armée déjàtrès-compromise, n'a eu ni le talent ni l'activité qui lui eussent permis de la sauver en lui faisant effectuer une retraite rapide. C'est du reste là l'opinion à laquelle semblent s'être arrêtés les membres du conseil de guerre chargés de Juger le n^aréchal^ qui, après l'avoir condamné, ont intercédé en sa faveur, donnant pour motif « qu'il avait été investi du commandement lorsqu'il