Chapitre I. — L'Assemblée nationale. — Le pacte de Bordeaux
— Conditions dans lesquelles s^est faite l'élection de TÂssemblée.
— Multiple élection duG'^TrocbuetdeM. Gambetta. — M. Thiers élu dans 26 départements. — M. Grévy président de l'Assemblée et M. Thiers, chef du pouvoir exécutif de la République française. — Proposition de M. Keller. — Composition du ministère formé par M. Thiers. — M. Thiers se rend négocier à Versailles. — Sa première entrevue avec M. de Bismarck, — Conditions mises par M. de Bismarck à la paix. — Entrevue de M. Thiers avec l'empereur Guillaume. — Entrevue de financiers allemands avec M. Thiers et la Commission de l'Assemblée. — M. Thiers arrache Belfort à M. de Bismarck, en échange de l'entrée des troupes allemandes dans Paris. — Scènes de colère de M. de Bismarck.
— Signature des préliminaires de paix à Versailles le 26 février.
— M. Thiers retourne k Bordeaux. — 11 présente le traité à l'Assemblée. — Discussion immédiate. — La déchéance de Napoléon m et de sa dynastie prononcée par l'Assemblée. — L'Assemblée ratifie les préliminaires de paix. — M. Jules Favre remet à Versailles le traité ratifié à M. de Bismarck. — Evacuation de Paris par les troupes allemandes. — Situation militaire de la France, au moment où ello signe les préliminaires. — État des partis dans l'Assemblée nationale. — Monarchistes et républicains. — Violences des monarchistes. — Indiscipline et irritation des républicains. — M. Thiers propose une trôve des partis.
— Ajournement de la décision de la forme du gouvernement. — Pacte de Bordeaux. — Choix à faire d'une ville pour y établir
rAssembléo et le siège du gouvernement. — La majorité monarchiste refuse de siéger à Paris. M. Thiers fait choisir Versailles. -« L'Assemblée s'ajourne à Bordeaux le 11 mars, pour se réunir de nouveau à Versailles le 20 •...•....•• 1
Cha'pitre II. » Le 18 mars. — État ^e Paris après la signature de l'armistice. — Misère générale. — Souffrances des habitants. — Résultat dos élections parisiennes. — Impopularité du gouvernement de la Défense nationale. — Succès de ses ennemis. — Irritation des Parisiens à la nouvelle du résultat des élections des départements. — Crainte des Parisiens pour l'existence de la République. — Défiance que leur cause M. Thiers. — Organisation du parti de la Commune. — Soins qu'il met à s'emparer de la garde nationale. — Fédération des bataillons de la garde nationale. --< Création du Comité central. — Manifestations populaires le 24 février. — Irritation à la nouvelle de l'entrée des Prussiens dans la ville. — La population enlève les canons qu'elle craint de voir tomber dans les mains des Prussiens. — Paris pendant le séjour des Prussiens . — Les canons enlevés par le peuple sont parqués sur la butte Montmartre. — Mesures impopulaires prises par le gouvernement. — Questions des loyers et des échéances. — Irritation croissante des Parisiens contre l'Assemblée. — M. Thiers arrive à Paris. — Il cherche inutilement à se faire rendre les canons. — Décision de les reprendre à l'aide de l'armée. — Occupation de Montmartre et de Belleville le 18 mars au matin par les troupes. — Les soldats entourés par la foule se débandent ou refusent d'agir. — Retraite précipitée de l'armée dans Paris. — Refus de la garde nationale de prêter appui au gouvernement. — M. Thiers et le gouvernement abandonnent Paris et se retirent à Versailles. — Les généraux Lecomto et Clément Thomas prisonniers des fédérés à Montmartre. — Leur massacre. — Le Comité central maître de Paris. — Il siège à l'Hôtel de ville. — Proclamation au peuple. — Panique à Versailles. — Renforts appelés en toute hâte pour y constituer une armée. — Les maires et les adjoints de Paris se groupent avec les députés de la SeinOi pour s'interposer entre le gouvernement et le Comité central. — Désir des Parisiens d'obtenir des libertés municipales. — Les maires et les adjoints et les envoyés du Comité central cherchent à faire faire les élections municipales. — Convention conclue, ayant pour con-
ditioD 11 remise «ai maiKEi de l'HAiel de ville. — Rupture de la convention par le Comité central. — L'Assemblée nationale
réunie ï Versailles le 30 mars. — Proclatnittian an peuple et k l'armée. — Débats entre les députés de la Seine et UU. Tlilers et Jules Favre. — Le ministère de l'intérieur dépose un projet de loi sur les élections municipales, dans loute Is France. — Paris obtient na conseil élu composé de Boi»nte membres. — Organiaa^on parles maires, dans Parit, d'uae ré aia lance armée. — L'amlial Salsset commandant la garde nationale dévouée ani maires et hostile au Comité central. — Hanirestation du parti de l'ordre le !l mars sur le boulevard des Capucines et la place Vendûme. — Nouvelle manifestation le 31. — Les fédérés font feu sur les manirestants. — Décrets rendus par le Comité central. — Mesures de défense. — Visite des maires et adjoints k 1 Assemblée de Versantes. -^ Manifestation républicains au sein de l'Assem blëe. — Indignation des députés monarchistes. — État d'esprit des monarcbistes de l'Assemblée eovers Paris. — Leur refus de se prêter i aucune tentative de transaction avec Paris. — La résistance an Comité central sans force dans Paris. — Mesures prises par le Comité central pour triompher de la résistaoce des maires. —Le généralCédéréBrunel marche sur la mairie du l'^arrondlBsement. — D'accord avec le maire H. Héline, il ilie les électionsauSOmars. — Les maires et tes députés réunis à la mairie do 3' arrondissement acceptent cette date pour les élections. — Refus dit Comité central de changer la date du SG mars fixée par lui pour les élactiong, — Lt# maires et sii des députés de la Seine cèdent au Comité central et acceptent la date du 26 pour les élections. ^ Les maires et leurs partisans sont battus aux élections. — Ceux d'entre eui qui ont été élus, donnent leur démission de membres de la Commune 82
Cbipitbe lU. — Le cou
solennelle de la Co nu cours d'inauguration du président îi mesures prises par la Commune. — tements. — La Commune proclamâÔ' Courte dnrée des insurrections dea <|4) Versailles attaque les garde» Bal^'-' bevoie. — Sortie de la gair*' marche sur Versailluâ. — ^
— Proclamation
mis en déroute sous le Mont-Valérien et à Bougival. — Mort de Floarens. — Le 4 avril les fédérés sont chassés de la redoute de Châtillon. — Le général fédéré Duval fusillé sur l'ordre du G*^ Vinoy. — Gluseret, délégué à la guerre, organise la défense de Paris.
— Siège de Paris par l'armée versaillaise. — La Commune rend un décret de représailles, à l'occasion des exécutions sommaires faites par les versaillais. — Le président de la Cour de cassation Bonjean, Tarchevôque Darboy et un certain nombre d'ecclésiastiques sont arrêtés et détenus comme otages. — Dernières tentatives de transactions. — Arrestation de Gustave Ghaudey. — Élections complémentaires du 16 avril. — Évacuation du fort d'Issy, le 30 avril. — Arrestation du G'^ Gluseret. •— Impossibilité de la Gommune de constituer un véritable mécanisme de gouvernement. — Création d'un comité de Salut public. — Impuissance et désordre dans toutes les parties du commandement et de Tadministration de la guerre. — Divisions et dissensions au sein de la Commune. — Minorité socialiste et majorité jacobine et blanquiste. — Les socialistes de la minorité écartés de tous les postes importants par la majorité. — Us finissent par ne plus prendre part au gouvernement et ne plus assister aux séances. — Caractère des partis formant la majorité. — Les Jacobins. — Les Blanquistes. — Caractère des socialistes qui forment la minorité. — Antécédents du socialisme. — L'Association internationale des travailleurs. — Mesures proposées par les socialistes de la Commune. — Impuissance des socialistes de la Commune à effectuer aucune réforme sérieuse. — État de Versailles pendant la guerre contre la Commune. — Activité de M.Thiers. — Rapports de M. Thiers avec TAssemblée. — Conflit entre M. Thiers et les monarchistes de la majorité de l'Assemblée. — Mesures violentes prises par la Commune. — Décrets ordonnant la destruction de TégliBe Bréa et de la chapelle expiatoire de Louis XVI. — Démolition de la maison de M. Thiers. — Chute de la colonne Vendôme. — Mesures de persécution contre l'Église catholique et ses ministres. — Suppression des journaux hostiles. — Isolement de la Commune dans Paris. — La Commune décide qu'elle appliquera son décret de représailles sur les otages. — Raoul Rigault fait désigner des otages par le jury d'accusation. — Menaces de destruction en cas de défaite. — Crainte constante de la trahison dont sont poursuivis les hommes de la Commune.
— Conspiration contre la Commune dans Paris. — Tentative faite
par le gouvernement de Versailles pour corrompre le G'* Dombrowski. — La Commune juge le G** Gluseret et l'acquitte. — Annonce faite à la Commune de l'entrée des Yersaillais dans Paris 84
CHAPiTnE lY. — La reprise de Paris. — La garde du Potnt-du- Jour délaissée par les fédérés. •— M. Ducatel prévient les avantpostes versaillais. — Les Yersaillais entrent sans coup férir. — Emoi des hommes de la Commune* à la nouvelle de l'entrée des Yersaillais. — Les Yersaillais manquent de profiter des avantages que leur fournit la surprise. — Les partisans de la Commune hérissent Paris de barricades. — Dernières tentatives de
. négociations. — État d'esprit de l'armée de Yersailles. — Situation des deux partis le 23 mai au matin. — Les Yersaillais enlèvent la butte Montmartre et gagnent partout du terrain dans Paris. — Situation des hommes de la Commune le 23 mai au soir. — Ils se sentent définitivement perdus* — Leurs résolutions désespérées. — Le comité de Salut public et Delescluze donnent des ordres d'incendie. — Incendie du palais des Tuileries par Bergeret, de la rue Royale par Brunel, du Palais-Royal p&r Boursier. — Sur la rive gauche, incendie du palais de la Légion d'honneur et du quai d'Orsay et d'un grand nombre de maisons rue de Lille et rue du Bac par Eudes, incendies rue Notre-Dame des Champs par Lisbonne. — L'ordre est donné d'incendier Notre- Dame. — Le D' Brouardel sauve l'édifice. — Assassinat de Gustave Chaudey par Raoul Rigault. — Fureur de la population et de l'armée le 24 à la vue des incendies. — Exécution sommaire des fédérés pris au combat. — Le comité de Salut public continue à diriger le combat avec Delescluze. — Dissensions au sein du Comité central. — Meurtre du comte de Beaufort. — Ferré incendie le Palais-de-Justice et la Préfecture de police et fait fusiller Georges Yeysset. — Les derniers des membres de la Commune abandonnent l'Hôtel de ville et se transportent à la mairie du 1 1* arrondissement. — Incendie de l'Hôtel de ville et de nombreuses maisons aux alentours. — Tentatives faites par les partisans de Blanqui, d'obtenir du gouvernement de Yersailles la remise de Blanqui, en échange de l'archevêque et du préside"* Bonjean. — Massacre à la Roquette de Tarchevêque, du préside Bonjean et de quatre autres otages. — Terreur panique au sujet pétroleuses. — Massacre des Dominicains à l'avenue dltalie.-
25 au soir les Versaillals sont maîtres de toute la rive gauche. — Assassinat de Jecker. — Vaine tentative de Delescluze et de ses collègues de pour rendre dans les lignes prussiennes. — Mort de Delescluze. — Abandon de la mairie du 11* arrondissement et retraite à la mairie de Belleville. — Massacre de la rue Haxo.
— Cruauté de la répression. — Les cours martiales du Luxembourg et du Chatelet. — Exécutions à la caserne Lobau. — Exécutions par erreur. — État de fureur aveugle de la population. — Cruauté générale. — Exécution de MiUière au Panthéon. — > Révolte des otages à la Roquette. — Massacre de quatre otages sortis de la Roquette. — Les Yersaillais enlèvent les dernières barricades dans Belleville le 28 après midi. — Exécutions en bloc, le 28, au Père Lachaise, à la Roquette et à la caserne Lobau. —
— Exécution de Varlin. — Pertes totales des fédérés. — Les prisonniers à Versailles 185
Chapitre V. —Le traité db Francfort. — Conférence de Bruxelles. Longueur de la négociation et impossibilité de se mettre d*accord* — Irritation de M. de Bismarck. •— Négociations poursuivies pour conclure des conventions militaires entre M. Jules Favre et le G** de Fabrice. — Incertitude causée par l'insurrection du 18 mars sur les destinées de la France. — Relations de la Commune avec les chefs militaires allemands. — Condescendance de la Commune envers les Allemands. — M. de Bismarck oblige par ses menaces le gouvernement français à conclure la paix sans plus tarder. — Fin de la conférence de Bruxelles. — MM. Jules Favre et de Bismarck se rencontrent à Francfort et arrêtent entre eux les conditions de la paix définitive. — Le traité de paix signé à Francfort le 10 mai. — L'Assemblée nationale ratifie le traité» — Organisation donnée par l'Allemagne à TAlsace-Lorraine « é ...^ 264
Notes. ...» 283
Liste des ouvrages cités 303
CbiiBiiL. -^ Typ. et stér; de Cnirà.