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contr€-révolutionnaires avaient été également dénoncés, mit encore e présence Robespierre et le vicomte de Mirabeau. Les conseillei bretons avaient refusé d'enregistrer le décret du 3 novembre et déclai qu'ils ne rendraient plus la justice. Quelques membres, Le Chapelic et Regnaud (de Saint-Jean d'Angely), entre autres, proposèrent à l'As semblée de décréter immédiatement d'accusation le parlement de Brf tagne. D'autres conseillaient la temporisation et l'indulgence. Mail suivant Robespierre, de telles mesures ne convenaient plus à la dignit de l'Assemblée nationale. « Non-seulement,» dit-il, «le parlementa Rennes a offensé la nation en refusant la justice au peuple, mais il eu l'audace d'écrire des letlres au pouvoir exécutif. » A ces mots un voix s'écria : « Non, cela n'est pas vrai ! » Cette voix, c'était celle d vicomte de Mirabeau. Robespierre, sans répondre k l'interrupteui continua d'exposer son plan, déclara qu'il adoptait la liiotion de L Chapelier concernant l'établissement d'un tribunal provisoire à ] place dû parlement de Rennes, et demanda seulement, en plus, qu les nouveaux juges fussent élus par le libre choix du peuple (1). C'étai le principe de l'élection des magistrats nettement posé devant VM semblée nationale. Ce principe était destiné à triompher dans 1 Constitution.

Le vicomte de Mirabeau ayant continué ses invectives, l'Assemblée insultée dans un de ses membres, décida qu'il serait rappelé à Tordr avec mention au procès-verbal. Quelques députés avaient réclam une punition plus sévère; mais M. de Menou mit tout le monde d'ao cord en s'écriant que^^la plus belle grâce qu'on pût faire au vicomte é Mirabeau était de croire qu il n'était pas de sang-froid (2). Ce fai s'était passé à une séance du soir. Camille Desmoulins ne manqua pa de flétrir dans son quatrième numéro des Révolutions de France et à Brabant l'insulte faite à Robespierre, « cet excellent citoyen, l'orne ment de la représentation nationale. » Faisant allusion au banquet de apôtres, le jour de la Pentecôte, l'enfant terrible de la Révolution après avoir prêté à saint Pierre ces paroles irreligieuses : c Messieurs nous ne sommes point ivres^ car il n'est que neuf heures du matin e le cabaret n'est point encore ouvert, d ajoutait : a Si mon cher camarade de collège Robespierre avait dit la même chose au wxunte celui-ci n'eût pu répondre comme saint Pi^re, car il étoii neuf heure du soir, et il avait dîné chez Mars (S), ji C'était la paraphrase un pei

(1) Point du jour y numéro 162, p. 133. '

(2) Moniteur du 16 décembre 1789, numéro 116.

(3) Rétolutions de France et de Brabant, numéro 4, 1. 1, |k. 163.

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