‹ Histoire de RomeChapitre 14 sur 200 · BIENVEILLANCE DE JULES II ENVERS LES AUTRES MEMBRES DE SA FAMILLE · texte numérisé non relu

BIENVEILLANCE DE JULES II ENVERS LES AUTRES MEMBRES DE SA FAMILLE

La sœur du pape, Luchina, avait eu plusieurs enfants : de son premier mari, Francesco Franciotto, trois fils : Agostino, Galeotto et Niccolo ; de son second mari, Gabriele Gara Ÿ, un fils, Sisto. Elle s’arrangea pour arriver à Rome en même temps que

1. Léon X s’en empara en 1516 de vive force, en dépouillant Francesco:

2. Si l’on en juge par ses toilettes. Elle se commanda pour le carnaval de 1510 force gamurres : gamurre de drap d’or garnie de velours vert et garnie de glands d’or, gamurre de tabis à fond noir, gamurre à larges raies de velours noir et en étoffe de Mantoue avec des houppes de fil d’or et de soie noire ; gamurre de velours noir pour le dimanche ; cette dernière était plutôtun objet d’orfèvrerie qu’une robe ; pour l’orner, on avait fondu pour 900 ducats d’or pris sur la dot de la princesse, eton l’avait réduit en lamelles « ayant la forme d’une voile que gonfle le vent »; ces lamelles devaient former les entre-deux de l’étoffe, mais le joaillier n’eut pas le temps de mener à bien son travail, en sorte que l'effet fut manqué. On fondit encore 100 ducats d’or pour former un collier composé de petites plaques en forme de « tuiles romaines » entremêlées de perles ; ce collier, au contraire de la robe, fut très réussi. Une autre gamurre était mi-partie de velours noir et de soie noire ; en outre, Eleonora s'était fait préparer deux manteaux à l’égyptienne qu’elle portait, selon la mode du jour, suspendus à l'épaule ; l’un était de velours

noir, l’autre de tabis violet. La gamurre ou simarre était une robe de dessus, de brocart ou de velours, transformation du surcot et de l’antique houppelande,

3. Plusieurs monnaies d’or ou d’argent furent frappées à l'effigie de Francesco Maria, tantôt sans barbe, tantôt barbu. ARMAND, vol. II, p. 119. Francesco Maria mourut à Pesaro le 20 octobre 1538, empoisonné, à ce qu’on crut.

4. Pas une cour princière qui n'eût son maître à danser. Les plus réputés étaient des juifs, comme Guglielmo et Giuseppe qui écrivirent sur cet art de savants traités. D'ailleurs, les livres sur la danse se multipliaient ; le premier en date est le Ballerino perfetto de RinArpo RiGoni, publié en 1468. Cf. ALEssANDRo Moroni, TI Minuecitti, Rome, p. 1880. Des danses accompagnaient parfois certaines cérémonies religieuses, surtout la procession du Corpus Domini. D. AprIANO DE Ecossu, Consulta Ecclesiastica… sopra l’uso delle danze, Rome, 1693.

5. Les Gara de Savona avaient pris le nom ainsi que les armes des Della Rovere à l’avènement de Sixte IV, dont ils étaient parents.

(Cueurr ‘loud) ‘S99UfO S2P 9II9]E:) AOU9IO] (‘'UOSPUTF ‘30Ud) ‘L291JO SOpP 9H9[P:) ‘OOU91IO[.] “uonix, 1ed ‘(SESr-0£Cr orquo quiod) auaAoù ‘uolJi], 1ed VII4G OOSHONVUAX HA HANNAI ‘ONIANN.A ASSHHONA ‘VOIVZNOD VFAONOAIX ‘(SESI-0ËCr oxjua juiod) ONITHN,G 9NQ ‘ANHAON VIIAQ VINVIN COSHONVUA

gt

4, pa

Page 1