‹ Histoire de RoyaumontChapitre 258 sur 263 · lIVRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

lIVRE QUINZIÈME

qu'ils aflcclionncnt) par-dessus tout, c*est de venir en aide aux besoins des campagnes, des masses populaires. On a dit que ce qui avait perdu les anciens ordres, c'était d*avoir laissé s'épuiser Fesprit qui les avait fait naître, et qui, au lieu de vivifier le corps entier, n'a plus animé que quelques membivs. On a ajouté : «Les ordres religieux dans leur ensemble ont un malheur; ils n'ont pas marché avec leur temps. Tout ce que la société civile a gagné, ils l^ont perdu. Pendant que la civilisation grandissait et s'étendait, ils sont restés immobiles. Au lieu de se rajeunir, ils se sont matérialisés, en quelque sorte, dans la routine d'une règle réduite aux pratiques vulgaires ^ » C'est ainsi qu'une revue célèbre, dans notre temps, explique le déclin du principe monastique, lequel en produisant encore des moines, perdait cette fécondité morale qui avait fait sa puissance dans la confusion primitive de la civilisation occidentale. Les oMals ont l'originalité d'être de leur temps. En ( oiiliiiuanl une antique et puissante alihaye, leur solitude ne les empêchera pas d'être toujours en alliance avec le siècle ; et, chose remarquable dans noire époque démocratique, ils touchent surtout au siècle par leur contact incessant avec le peuple des villes et des campagnes.

*■ lu Mawutéres et la quettim religieuse en Halte, par H. Charles de Mazade. Repue âee Deux Mûudett IS awtl 1867.

FIN DE L'UISTOIBË DE ROYAUNOKT.

DËUIIÈMË ÉFOQUE

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