CHAPITRE II, Page 276 a
Esclavage du peuple russe. — Despotisme ; ses principes.— Une superstitieuse soumission au trône devient l'opinion publique ; l'esclavage et le despotisme pénètrent partout ; ils sont comme les seuls liens , non seulement du gouvernement , mais même des familles. — Esclavage légal des femmes et des enfans. — Précautions barbares contre le désespoir des femmes. — Esclavage pour dettes. — Un tel amas de chaînes fait douter de l'existence d'un tiers-état. — Son existence réelle , grâce à sa réunion dans les villes. — Les marchands y faisaient corps. — Le peuple était appelé aux délibérations. — Républiques russes ; leurs droits • Onodwortzy ; liberté de la glèbe 5 ses causes. — Tribunal protecteur des métayers et hommes à gages. — Puissance des villes contre les nobles. — Faiblesse de ces villes devant les princes , attribuée à la nature du sol , à la qualité des matériaux dont les remparts étaient construits, à la multitude des princes et à leurs gardes ; enfin , à un état de guerre permanent qui ne permettait point aux villes de se passer de ces princes guerriei's. — Liberté circonscrite dans Novgorod. — Cette république samollit. — Un triple despotisme s'élève dans Moscou ; il s'étend et s'appesantit sur la I. 3o
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Russie tout entière. — On n'y voit plus qu'un maître et des esclaves. — L'esclavage de la glèbe y devient indispensable pour y établir quelque ordre. — Époque et motifs de ce nouvel asservissement.