‹ Histoire de Russie et de Pierre-le-Grand (volume 2)Chapitre 77 sur 189 · CHAPITRE VI. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. l

souvent commandées par des Boyaids que par des princes, et que dès- lors ce n'était plus un prince du sang , mais un Boyard du Grandprince, qui était son lieutenant à iVovgorod.

Bien plus, la succession de père en fils s'établissant , il y eut , dès son principe, deux minorités ( celles de Dmitry et de Vassili , son petitfîls). pendant lesquelles les Boyards composa-nt le conseil de régence gouvernèrent l'Etat . et se trouvèrent les égaux , et même les supérieurs des princes apanages. C'est pourquoi nous verrons, en iSgs , les Boyards de Bori<, dernier prince de Souzdal , le livrer ainsi que son apanage, àVassiliDmitriévitch de Moscou. Le motif de leur trahison ne se trotive que dans leur intérêt, puisque le Grand-prince de IMoscou leur confiait les apanages, et mettait ainsi les nobles à la plac^ d( s princes.

Ce qui est très-remarquable en Dmitry Donskoï , c'est , d'une part , la vigueur avec laquelle il domple ces princes; et de l'autre, ses ménagemens pour ses Boyards. D'après Raramsin , c'est surtout à leur orgueil jaloux du tyssiatsky de Moscou, Boyaid de la ville ou de la commune) espèce de tribun civil et militaire , élu

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du peuple- qu'il faut attribuer l'abolition que Donskoï prononça de cette charge. Déjà, sous le règne précédent , un autre tyssiatsky ^ de Moscou, qui prétendait avoir le pas même sur les Boyards du Grand-prince, avait été massacré par eux.

Cette protection héréditaire des Grands-princes de la branche de Moscou étant bien avérée , dès-lors la noblesse de chaque apanage , qui en était l'armée , eut un refuge , et comme un moyen de recours, une voie d'appel , quand son prince la mécontentait. C'était là ce qui avait fait tomber Twer devant Iwan Kalita; car le prince souverain de cette première et dernière rivale de ^Moscou , ayant préféré les gens de Pskof , qui l'avaient défendu, à ses Bovards , ceux-ci s'étaient retirés vers Moscou.

La puissance d'Ivran Ralita une fois élevée par l'appui des Tatars, par le rétablissement de la succesion directe, et bien développée par ses fils et petit-fîls , Siméon-le-Superbe et Dmitry Donskoï, il arriva une chose toute naturelle, c'est que celui qui pouvait le mieux récompenser

» Suivant Levcsque et Karamsin, tyssiatchsky.

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