‹ Histoire de Russie et de Pierre-le-GrandChapitre 133 sur 359 · CHAPITRE IV. a4î · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. a4î

du lieu| ou dan» celles de ju^s choisis par les princes. Les Hmendes ^ punitions de la plupart des délits^ sont toujours versées au trésor du prince; la justice demeura donc au trône > et il n'y eut point en Russie^ comme ailleurs , d'usurpation de la noblesse sur oette px:incipale partie de la puissance souyer^ne.

Voilà pourquoi^ jusqu'à la fin du quiitondème siècle 9 l'histoire jrusse ne tient compte que de deux puissgiices^ celle des princes et celle des cités. Ces causes sont tellement celles du peu d'éclat de la noblesse jusqu'à Dmitry Donriu>î ( i364) > qu'on la Tit tout à coup marquer dans l'hisloire dès que lies princes russes •ftu*ent confondus avec elle^ et les TâtAQB chassés. Ses piipeiniers noms de famille ne datent niiéme que de k fin de oç quatorzième siècle ; jusque-là, des sobriquets et des surnoms seuls distinguaient.

Mais dès que la réunion de Moscou à Vladimir, Tappui du clergé, celui des Tatars, le nouvel ordre (le succession, fe longue durée et l'esprit des règnes des premiers princes de Moscou, et l'introduction des armes à feu (i SSg), arme du jJus riche, eurent composé une force centrale çt souveraine, ce pouvoir attira les yeux de tous les faibles ; les nobles , pour échapper aux Tatars , à la tyraïuiie de lem^s princes et à l'amovibilité de leurs places et de leurs fortunes, se rallièrent à cette puissance, et l'augmentèrent encore. C'est ainsi que, peu à peu, les

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