‹ Histoire de Russie et de Pierre-le-GrandChapitre 25 sur 359 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

et ce législateur suivent leur courte lutte; aprè» . quoi la mort de Mstislaf laisse laroslaf seul possés*" seur de cet empire informe et gigantesque. Ce n'est donc pas le génie de la guerre qui fit sa renommée et sa puissance , ce Ait un autre génie. La Russie révère surtout dans laroslaf-le-Sage , son premier législateur^ le fondateur de la liberté de Novgorod, le créateur d'un grand nombre de villes.

Elle admire dans ce prijace le propagateur de l'instruction et de la civilisation. C'est lui qui fit traduire les livres saints en slavon; lui-même en a fait de sa main plusieurs copies. La Russie lui dut plusieurs écoles, et, entre autres., celle où trois cents jeunes Novgorodiens étaient instruits. Son histoire cite encore cette foule de prêtres grecs qu'il attira , seuls instituteurs qu'on pût alors donner aux peuples.

Elle applaudit à sa tolérance envers les païens de ringrie et de la Livonie; à sa protection éclairée pour des femmes de Souzdal , accusées de sorcellerie. Ces malheureuses allaient périr victimes d'un peuple exaspéré par une famine qu'on attribuait à leurs magiques évocations; il les sauva; car sa piété fiit aussi exempte de superstition et de faiblesse, que ces temps le permirent.

L'Église russe lui du:t un instant ses libertés, auxquelles ses enfans renoncèrent. C'est lui qui, sans craindre les foudres de la métropole , voulut que l'institution des évêques russes , et leurs con-

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