CHAPITRE III. 8r
« pour juger le peuple y ou bien ils aUaient à la a chasse et donnsôent dans le milieu du jour ; ce t( que Dieu a permis à l'homme , comme aux bétes « et aux oiseaux.
« Quant à moi ^ je m'étais habitue à faire moite même tout ce que j'aurais pu ordonner à mon ser- « viteur; nuit et jour, étécomjme hiver, j'étais dans « une continuelle activité; je voulais tout voir par c( mes yeux. Jamais ye n'ai abandonné les pauvres* « ni les veuves aux vexations des puissans. Je m'é- (( tais fait un devoir de l'inspection des églises et « des cérémonies sacrées de la religion , ainsi que « de l'économie de mes biens , de mes écuries , des w vautours et des faucons de ma vénerie.
« J'ai fait quatre-vingt-trois campagnes et bien (( des expéditions ; j'ai conclu dix-neuf traités avec « les Polovtzy ; j'ai pris cent de leurs princes à qui (( j'ai rendu la liberté ; j'en ai fait mourir deux (( cents en les précipitant dans les rivières.
(( Personne n'a voyagé plus rapidement que moi. «Parti le matin de Tchemigof, j'arrivais à Kief i< avant vêpres.
(c Dans ma jeunesse , que de chutes de cheval (( n'ai-je point faites ! me blessant aux pieds , aux i( mains, me brisant la tête contre les arbres ; mais « le Seigneur veillait sur moi.
w A la chasse, au milieu des plus épaisses forêts , « que de fois j'ai moi-même atteint et lié ensemble (c des chevaux sauvages! Que de fois je fus renversé