LIVRE IIÏ. — CHAPITRE IV. m
Pourtant Moscou^ plus faible, devait sucooiuber; mais l'un de ses princes, loury*, épousa en i5i5 la sœur d'Usbeck-khan. Ce ftit alors que Mikhaïl de Twer, après s'être attiré la haine des Novgorodiens, en s'obstinant à les soumettre par les Tatars, amassa sur sa tête toute la colère d'Usbeck, en battant loury, et en faisant prisonniers sa femme, sœur du khan, et Kavgadi, général tatar, qui venait pour mettre le prince de Moscou en possession de la Grande-principauté.
Car Usbeck, après avoir préféré et appuyé les droits de Mikhaïl de Twer à cette Grande-principauté de Vladimir, s'était retourné vers louryde Moscou, devenu son beau-firère. Toutefois, le coun'oux d'Usbeck restait suspendu, quand sa sœur, femme d'Ioury et prisonnière de Mikhaïl , mourut à Twer. Aussitôt loury court à la horde; il accuse Mikhaïl d'avoir empoisonné cette princesse. L'orgueil humilié d'Usbeck accueille cette noire calomnie; il confie à Kavgadi l'instruction de cette af&ire. Mikhaïl comparait; le vaincu juge son vainqueur, qu'il fait massacrer, et l'infâme loury de Moscou est nommé Grand-prince à sa place.
Son triomiphe fiit court ; accusé devant la horde de retenir le tribut du khan , il y retourne , et meurt assassiné par le fils de sa victime.
Cette vengeance rendit la Grande-principauté à
« George.
la branche de Twer, dan» le prince Alexai Elle y resta trois ans ; mais alors , en 1 5:^8 insensé fait massacrer à Twer tous les Tatars. sitôt Usbeck donne au frère dloury, à Iwai dit Kalita % prince de Moscou^ Vladimir et gorod^ dont la double possession marquait jours la Grande-principauté.
Cette concession forma , dans la main d*h une masse dont Tvrer, affiiiblie^ divisait mal semble. Aussi, avec cette puissance et les trc qu'Usbeck y ajouta, Iwan força-t-il bientôt les princes russes a se réunir sous ses ordres ce le prince de Tvrer ; lequel , après diverses ii tunes, fiit exécuté avec son fils à la horde.
Ici commencent les deux cent soixante^ix nées du règne de la branche de Moscou. Cette mière réunion des Russes , sous Iwan I*, dit Ka fait époque ; elle montre Tascendant de ce se< Grand-prince de Moscou sur ses sujets, ascen qu'on verra croître sous ses successeurs, et i d'abord, cette branche des Rurick dut surto l'appui des Tatars.
Car un mot du khan, décidant du trône, des deux branches rivales de Moscou et de T dont la politique fut la plus adroite et la plus si avec la horde, dut l'emporter. Ce ne fot pas des princes de Twer. Bn effet , tantôt ils soUi rent la protection des khans^ tantôt ils les c
' Ou la Bourse.