CHAPITRE IV
absurde, qu’on ignore si jamais il a pu en exister une semblable.
Ainsi, ces temps d’interrègne, d’illégitimité, qui souillent l’histoire russe, finirent dans Mikhaïl Romanof par une élection, comme ils avaient com-* raencé dans Boris; mais avec cette différence, (jue l’une ne put légitimer une usurpation de fait qui l’avait précédée , tandis que la seconde, précédant l’avénemcnt de Mikhaïl Romanof, fut lüme et légitime. •
Mais rpioi ! au milieu d’une si grande désorganisation , une simple élection sufiira-t-elle ? l’existence politique de la Russie ne vient-elle point d’être mise en ipiestiou ? Crise effroyable , sem- • • blable à ces maladies violentes (pii font désespérer des corps les plus vigoureux ! Et cependant le Èàlme renaît : il semble (|ue cette fièvre terrible de (juin^ années ait fait évaporer tous ces miasmes délétèrps.
Car si toutes les (»uses précitées de cette traiisiribn subite du mal au bien ne satisfont pas encore, il ne reste plus à dire que sans doute; pour la Russie, la source des maux était épuisée , toute la plus rude partie de sa carrière parcourue ; et cpie , comme dans la marche elliptique où se meut sans cesse le monde, rien ne s’arrête ni ùe rétrograde, là-Rüwie passait natm’ellepient à ift^ sai^i plus ,douce , tpi’elle entrait sai)s ,ellprts<<ims une voie nbuvelle,
où ce (pii l’avait bouleversée jùâ(pie-là n’atteignait plus.
by GoogI
i§3 LIVRE VI. — CHAPITRE IV.
. En effet , la tourmente est à son comble , et tout est calme subitement par l’élection d’un adolescent; la foule des prétendans s’écoule devant cet élu de la nation; le roi de Suède, celui de Pologne • lui-même , sont forcés de le reconnaître. De nouveaux faux Dmitry se montrent en vain ; ils tombent méprisés devant lui : tant cet événement était amené par l’état des choses, ce dénoûment naturel, et, lès temps mûrs !