A MONSEIGNEUR AFFRE
ArcheTé4iie d« Paris*
Monseigneur,
Ma première pensée en écrivant ce livre a été de vous le dédier, et plût à Dieu qu'il fût moins indigne d'une destination si haute ! Tel qu'il est, je prends la liberté de le mettre à
Fombre protectrice de Votre Grandeur, espérant que la valeur de la matière fera oublier Timperfection du travail.
tJn autre saisirait cette occasion d'exalter vos vertus, et le champ serait vaste; moi.
Monseigneur, je n'ose pas même vous louer; car je serais suspect, chacun connaissant mon attachement profond à Votre Personne, Je ferai seulement observer que si quelques hommes de bonne foi se disent, en parcourant ces pages, que la droiture, la justice, la bonté, l'esprit organisateur de Saint Vincent de Paul ne sont pas montés avec lui au ciel , et qu'on les retrouve en vous sur la terre, ils n'auront pas le mérite de la découverte, parce que je lai faite avant eux.
Daignez accepter un hommage qui vous revient à tant de titres, et que je vous offre
avec tant de joie. Peut-être trouvcra-t-on que ma prétention est trop ambitieuse; mais si 1 on dit de moi devant vous , Monseif^neur : // est bien hardi ! daignez me défendre par ce mot qui sera plus juste : Il est reconnaissant!
Jai Fhonneur detre, Monseigneur, avec le plus profond respect,
De Votre Grandeur,
liC très humble et très dévoué serviteur,
ORSINr (prêtre).
Paris, le 15 jaiQ 1842.
DB
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