‹ Histoire de Saint AmbroiseChapitre 108 sur 137 · DÉCOUVERTE DU TOMBEAU D'AMBROISE · texte numérisé non relu

DÉCOUVERTE DU TOMBEAU D'AMBROISE

muraille pour le préserver des larcins, et élève au-dessus un magnifique autel.

C'est ainsi que l'on finit par perdre entièrement de vue l'une et l'autre sépulture. Elle était presque universellement oubliée, lorsque, il y a quelques années, des fouilles entreprises pour reconnaître le sol primitif sur lequel reposaient les colonnes de porphyre de la Confession amenèrent la découverte du tombeau d'Ambroise et de celui des deux saints martyrs de Milan. D'abord, à un mètre à peine au-dessous du pavé de l'autel apparut le magnifique coffre de porphyre , soigneusement fermé. Puis , plus bas , au niveau inférieur du socle des colonnes , se présentèrent deux sarcophages. L'un , placé du côté de l'Evangile, avait contenu les reliques de Gervais et de Protais; l'autre, du côté de l'Épître, était le tombeau d'Ambroise, suivant la désignation que lui-même avait faite de cette place de son choix. Des pièces de monnaie aux effigies de Maxime et de l'empereur Théodose trouvées dans le cénotaphe en confirmèrent hautement l'authenticité1. Ce fut le vendredi 15 janvier de l'année 1864 que l'Église de Milan put revoir et vénérer la crypte et le sarcophage où avait reposé, pendant plus de quatre siècles, le plus grand homme qu'elle ait -donné au monde et le plus grand saint qu'elle ait donné au ciel.

Dans cette première inspection, on n'avait pas ouvert le coffre de porphyre. On s'était contenté d'y apposer les scellés « espérant bien , dit l'historien et principal promoteur de ces travaux, que viendrait le temps où nous verrions enfin dans sa plénitude et son intégrité ce réservoir des célestes bénédictions. Ce qui affermit cette espérance, ajoutait-il alors, c'est l'heureux hasard de cette découverte, la suite des renseignements que Dieu fournit aux

l V. l'histoire et les procès-verbaux de cette découverte, en Appendice, ci-après. On peut en lire l'abrégé dans le Bulletin. d'Archéologie chrétienne de M. J.-B. Rossi , n. 1 , de l'année 1864.

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