‹ Histoire de Saint AmbroiseChapitre 36 sur 137 · XXXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXII INTRODUCTION

lui le mot d'ordre infaillible de la vérité , ce contraste n'est-il pas un signe consolant , et cette docile unité un contre-poids nécessaire? Si la Pierre fondamentale de l'Eglise reçoit une si forte assiette au milieu de nos ruines, n'est-ce pas parce qu'elle est destinée à devenir, dans les desseins de Dieu , la pierre angulaire de l'édifice de l'avenir? et n'y a-t-il pas là non-seulement un spectacle d'une grandeur extraordinaire, mais un symptôme qui doit faire tressaillir tout homme sage d'une joyeuse confiance?

Sans doute , je ne puis méconnaître que la société en Europe prend une voie opposée, que partout la liberté y prime l'autorité , et que la démocratie y déborde de toutes parts. Mais n'est-ce pas en raison même du progrès des libertés que la discipline doctrinale et que la loi morale y sont plus nécessaires? N'est-il pas vrai que , plus l'homme est maître de ses destinées, plus il a besoin d'une règle de vérité et de vertu? Or où la trouvera-t-il si ce n'est dans la Religion? et dès lors n'est-il pas bon, n'est-il pas désirable qu'il y ait quelque part , au sein de notre mobilité , un centre de principes fixes, incontestables; et que l'oracle chargé par Dieu de les promulguer soit un oracle infaillible et suprême comme lui?

Laissons donc les impies rire de ces affirmations solennelles de l'Eglise dont ils ignorent le sens et méconnaissent la sagesse. Laissons-les, comme autrefois, se moquer du patriarche qu'ils regardent construire

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