‹ Histoire de saint Ambroise (volume 2)Chapitre 44 sur 134 · AMBROISE ET BASILE LE (.RAND · texte numérisé non relu

AMBROISE ET BASILE LE (.RAND

contre de tout faux rapport qui voudrait dénaturer la vérité des faits *. »

(Juand, ayant traversé l'Orient et l'Italie, le cortège arriva dans la ville de Milan, l'évoque vint recevoir, à la porte Orientale ou Argentea, le corps de son prédécesseur. Puis il le conduisit parmi les larmes et les cantiques des fidèles dans une petite église située au nord de l'enceinte, et qui depuis a porté le nom de saint Denys. L'enthousiasme éclata chez le peuple catholique; et si l'on veut savoir quel fut celui d'Ambroisc, il faut entendre l'éloge qu'il faisait en ces termes de ce confesseur de la foi et de son compagnon de soulTrances, Eusèbede Verceil.

« Hommes dignes ddternelle mémoire! les armes les environnaient, les troupes les enveloppaient; on les arrachait de la grande Basilique : mais ils triomphaient encore de ce pouvoir impie, leur patience les rendait supérieurs aux outrages, et leur victoire devenait le gage do la céleste couronne. Ni la puissance impériale ni l'appareil des armes n'ont été capables de leur ravir la foi ; ils ont dompté la sauvage férocité des bêtes que bravaient les martyrs; car « la colère d'un roi est comme celle d'un lion », dit le livre des Proverbes -.

« Il confessait sa défaite celui qui en était réduit à les conjurer d'apostasier. Pour eux, ils estimaient leur plume plus puissante que l'épée ^; et ils avaient raison.

1 S. BasiL Eiiisl. xcvii. — Kdit. Migiic, I. IV, p. 711, in-4".

2 Dionysius poslhobuil imperatoris amiciliain exsilio volunlario. llaque meniorabiles viri, circumdati armis, vallati exercilu, cum raporontur de Erclesia majore, Iriuinphabaiit de imperio. (EpisL i.xni, ad VercelL, n. 08.)

3 llli valiilioreni calaimiiii suiiiii l'erreis gladiis arliilrabantur. ilhitl., n. 68.)

Ce mot admirable el toujours vrai est une allusion à ce qui se passa au eoncile de Milan, où Eusèbe el Denys s'obslinaienl à signer le symbole de Nicée, malgré les ariens qui leur arracbè'renl la plume des mains.

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