‹ Histoire de saint Ambroise (volume 2)Chapitre 9 sur 134 · DE LA SOCIÉTÉ DE JÉSUS · texte numérisé non relu

DE LA SOCIÉTÉ DE JÉSUS

Nancy, 24 octobre 1871.

Monsieur ,

J'ai voulu, avant de vous adresser mes remercîments pour votre nouveau livre, la Vie de saint Ambroise, trouver le temps de le lire. J'ai voulu faire plus encore. Afin de donner un contrôle tout à fait impartial à mon propre jugement, j'ai fait lire devant toute ma communauté ce remarquable ouvrage.

Je suis heureux de vous dire que votre livre est sorti de cette épreuve sérieuse avec tous les avantages que peut souhaiter un auteur.

On y a justement admiré pour le fond, avec une grande sûreté de doctrine, une vraie connaissance du sujet et une compréhension parfaite de la grande personnalité de saint Ambroise. Et pour ce qui concerne la forme, on y a admiré une mise en œuvre qui révèle , dans l'auteur, le talent de l'artiste, et cette élégante pureté de style que j'avais déjà remarquée dans votre belle Vie de saint Jean.

Je suis donc heureux de vous transmettre, sur l'ensemble de votre œuvre, notre sincère admiration; admiration ressentie et exprimée par tous les membres de ma résidence et par moi-même en particulier.

Mais c'est au point de vue de l'apostolat surtout que je suis heureux d'apprécier et de louer votre ouvrage. Votre livre est plus qu'un livre, c'est une œuvre, et une œuvre vraiment apostolique. Il ressuscite , en partie du moins , au milieu de nous l'apostolat de saint Ambroise.

Les fortes doctrines de l'illustre Docteur sur les rapports de l'Eglise avec les sociétés humaines empruntent aux temps oii nous sommes une actualité nouvelle. Les âmes , en quelque situation qu'elles se trouvent, peuvent, de nos jours encore, puiser à cette source lointaine, — qui, grâce à vous , rejaillit mieux jusqu'à nous, — la lumière, la force et la consolation.

Vous avez bien mérité des âmes et de l'Eglise.

Que le Maître vous en récompense , même sur la terre , en vous donnant la force de marquer encore votre passage par des œuvres pareilles. Mais qu'il vous récompense surtout dans le ciel en vous donnant, comme un surcroît de félicité, de mieux voir dans l'éternelle lumière tout le bien que vous aurez fait à tous ceux qui auront lu votre livre avec l'esprit qui vous a porté à l'écrire, et qui vous a inspiré en l'écrivant.

Veuillez agréer, Monsieur l'abbé, avec l'hommage de tout mon respect , l'expression de ma reconnaissance pour votre admirable livre, et pour le plaisir que j'ai ressenti en vous lisant.

Votre humble serviteur et sincère admirateur,

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