DÉCOUVERTE DU TOMBEAU D'AMBROISE
recherches entreprises pour sa gloire , et le besoin spécial qu'ont du secours d'en haut l'Église , l'État, le pays ! »
Cet espoir ne fut pas déçu. Le 9 août 1871, VObservateur catholique de Milan publiait cette nouvelle :
« Gloire à Dieu , gloire à ses saints !
« Hier soir, vers les huit heures et demie, a eu lieu, dans la basilique Saint-Ambroise, un événement que nos pères appelaient de leurs vœux et que la volonté du Seigneur réservait à la génération présente. Autour du tombeau déjà découvert depuis la fin de l'année 1864 étaient réunis M^ l'archevêque, la représentation municipale, le prévôt et le chapitre de Saint-Ambroise, les docteurs de l'Ambrosienne, les professeurs du musée d'archéologie milanaise. On a commencé par vérifier lesscellés apposés lors de la découverte, conformément aux prescriptions du Saint-Siège pour les tombeaux des saints privilégiés, et après les avoir levés on a procédé à l'ouverture de la tombe, en demandant à Dieu la grâce d'y trouver les saintes reliques.
« Les ouvriers commencent leur œuvre pleins d'espoir et d'anxiété; les assistants attendent dans le plus profond silence. Tous les yeux se fîxaiexit sur le monument vénéré. Enfin le marbre est levé, le regard plonge au-dessous, et soudain on a le bonheur de contempler les trois tètes sacrées, et les trois corps étendus au fond du cercueil avec quelques vestiges de leurs riches vêlements. Ils sont recouverts de plus d'un demi-mètre d'eau, mais d'une eau si limpide que l'œil distingue* parfaitement le précieux trésor. D'autres raconteront la grande découverte avec le langage de la science; mais nul ne pourra dire l'émotion qui s'empara de tous les assistants. On se mil à chanter, on fit jouer les orgues , on adressa une dépêche au souverain pontife , on adressa au Seigneur toutes sortes de bénédictions. C'étaient bien les têtes vénérées de saint Ambroise et des saints martyrs Oervais et Protais, que