Diogo Barbosa, Bibllotheca liisitaiw, t. I, p
Barbe, en y dressant de nouveau le siège redorai. Ce fut en faveur de « cet homme excellent et philosophe très-illustre*, » Nicolas Martimbos, qui sut faire preuve, pendant sa magistrature, d'activité et de décision, quoiqu'il eût passé l'âge où l'on choisissait d'ordinaire les recteurs. Un coup d'autorité , par lequel il vint à bout d'un tumulte qui entravait l'élection de son successeur, acheva de le poser dans l'opinion comme un homme de tête^ Pourtant l'administration était moins son fait que le gouvernement des études. Les menaces des théologiens contre le nouvel enseignement philosophique l'appelèrent sur un champ de bataille qui convenait mieux à ses moyens.
La méthode allemande s'était implantée dans les collèges par le fait, sans qu'on eût rien mis dans les programmes pour en autoriser l'introduction. La teneur des statuts académiques était toujours celle des siècles passés. Ils n'avaient pas cessé de prescrire les disputes sans fin, les exercices sur les sophismata et les qiiodlibeta, l'étude diurne et nocturne des qusestionan'/ , c'est-à-dire des scolastiques qui avaient réduit le texte d'Aristote en théorèmes \ Il y avait donc un désaccord comolet entre ce qui s'enseignait et ce qui aurait dû s'enseigner. De là les lamentations continuelles des partisans de la vieille méthode. S'ils allaient aux