‹ Histoire de Saint-BarbeChapitre 59 sur 110 · In-8", Paris, Gosselin · texte numérisé non relu

In-8", Paris, Gosselin

renseignement, qui forment la partie la plus considérable de l'ouvrage, sont traités avec une parfaite intelligence. L'auteur montre là les qualités d'un excellent préfet des études. Il n'aurait jamais dû être davantage dans le gouvernement de l'instruction. Plaignons-le d'avoir poussé à l'excès la déférence pour un ami, s'il est vrai, comme il le dit dans une de ses lettres, qu'il n'accepta sa haute position que pour obéir à M. de Richelieu*.

Quant aux maux qu'il a faits à notre Sainte-Barbe, qu'ils lui soient pardonnes en considération de l'effet qu'ils ont produit. La persécution de 1821 resserra entre les élèves de M. de Lanneau les nœuds formés par la persécution de 1816. Le serment d'une union plus étroite fut prononcé au banquet du 4 décembre. C'est Vatout qui exprima dans le langage héroï-comique, qu'il maniait avec tant de grâce, le sentiment très-sérieux de ses camarades :

« Sainte-Barbe, dit-il, Sainte-Barbe, forte de ses droits, fidèle aux lois qui les ont consacrés, ne courbera point sa tête sous le knout académique. Je vous atteste, oiseau classique, que, par respect pour nos prédécesseurs, nous servons en holocauste dans nos banquets de fête; et toi^ légume héréditaire, qui décores les flancs de la noble victime! Je vous atteste, vieux murs relevés par les mains de notre vénérable mentor! Je vous atteste, muses fugitives, vous qu'il a recueillies au milieu des orages, vous dont il a réparé les autels ! Je vous atteste, enfin, pompes solennelles des combats littéraires où nos frères ajoutent chaque année de nou-

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