VI
trouverez dans tous les vénérés prélats de France un même concours de sentiments.
A une époque où la lecture est devenue un besoin universel, il était indispensable de fournir un aliment à cette faim de livres, et, après les Saintes Ecritures, nulle lecture n’est plus substantielle, plus utile, plus intéressante que celle de la vie des Saints : c’est l’Evangile en action. Vous avez conçu votre publication sous un point de vue d’à-propos qui mérite d’être signalé et qui la distingue des autres publications de ce genre, déjà souvent tentées. En divisant les Vies des Saints en plusieurs catégories, en appropriant à chaque classe de lecteurs, les vies des Saints, enfants, pau?
Vf es, artisans, femmes, veuves, cultivateurs, servantes, domestiques, soldats, pénitents.
etc., tous leur donnez un attrait tout nouveau, et vous remettez en lumière des tr& sors ignorés.
Les travaux auxquels vous vous êtes livré pour propager les bonnes doctrines parmi le peuple ne peuvent être mieux couronnés que par cette entreprise apostolique : elle est le complément de votre mission, et je ne doute pas que vous n’y réussissiez, avec le zèle que je vous connais et le tact que vous avez de ce qui convient au temps présent
Je verrai avec plaisir que le clergé et les laïques catholiques vous secondent dans cette œuvre qui, je le sais, ne dépasse pas votre courage, mais qui excéderait les forces d’un seul.
Je félicite l’éditeur, M. Devillario, d’avoir mis ses presses et sa fortune au service
d’une si belle et si méritoire entreprise.
J’ai la bonne confiance qu’il trouvera, dans le succès de l’œuvre et dans la considération que ses sacrifices lui mériteront auprès du clergé et des hommes de bien, une lé* gitime rémunération.
Recevez, mon cher abbé, l’assurance de mon affectueux dévouement.
•j-J.-M. Mathias,
Archevêque d’Avignon.