RECENSEMENT DE
La baie du Febvre, Lussaudière, Yamaska ne figurent pas même de nom dans le recensement de 1681, et d'après ce que nous connaissons de l'histoire de ces trois localités il est très probable qu'elles ne renfermaient aucun habitant à cette date.
• Sorel et Saint-François possédaient toute la population du sud du lac Saint-Pierre, car Nicolet compte à peine comme appartenant à la région qui m'occupe dans le présent travail. Prenons d'abord :
La Seigneurie de Saurel.
Pierre de Saurel, (1) seigneur, 53 ans; Catherine Le Gardeur, sa femme 32 ans. Domestiques : Jules Daniou 50, Pierre Courtois 38 ; 4 fusils, 43 bêtes-à-cornes, 62 moutons, 18 chèvres, 150 arpents de terre en valeur.
Nicolas Legaré, 25 ans ; 14 arpents en valeur.
Jean de Lisle, 49 ans.
François Boutrou, 50 ans.
Pierre Cansel, 39 ans. Jacques Piot, 10 ans.
Jean Dardois, (2) 60 ans, Marie Harbaude, sa femme, 55 ans ; fusil, 4 bêtes-à-cornes, 15 arpents en valeur.
Antoine Chaudillon, (3) chirurgien, 38 ans ; Marie Boucher, (4) sa femme, 31 ans. Enfants : Charlotte 9, Marie 7, Catherine 6, Antoine 4, Claude 2 ; 1 fusil, 6 bêtes-à-cornes, 16 arpents.
Pierre Salvaye, (5) 31 ans; Catherine Le Roy, (6) sa femme, 27 ans. Enfants : Marie 5, Catherine 3, Louise 1 ; 2 fusils, 6 bêtes-àcorne, 10 arpents.
(1) Il signait " Saurel ". Son décès eut lieu vers la fin de novembre 1682.
(2) M. Tanguay le place cette année à la côte de Beaupré. Il faut lire Sorel.
(3) Etabli à Sorel depuis 1674 au moins.
(4) Née à Sillery.
(5) Il était à Sorel depuis 1675 au moins. Cette famille demeure à présent au chenal du Moine et porte le nom de Salvail. Une branche a servi dans l'armée française en Canada.
(6) Enlevée de Sorel avec sa fille, en 1696, par les Iroquois, elles y furent ramenées, l'année suivante, par ces Sauvages qui demandaient la paix.
Pierre Valet, 31 ans ; 1 fusil, 10 bêtes-à-cornes, 20 arpents.
Joseph Lamy, tanneur, 41 ans; Marie Fontaine, sa femme, 31 ans. Enfants : Marie 10, Noël 7, Jeanne 5, Catherine 3, Claude 6 mois j 1 fusil, 4 bêtes-à-cornes, 10 arpents.
Jean Lemagnan, charpentier, 52 ans; Perrette Bougon, sa femme, 56 ans. 2 fusils, 5 bêtes-à-cornes, 8 arpents.
Paul Hué (1) 38 ans; Jeanne Baillargeon, sa femme, 26 ans. Enfants: Louis n, Antoine 10, Marc 9, Jean-Baptiste 7, Jean 5, Pierre 3, Jeanne 18 mois. 1 fusil, 7 bêtes-à-cornes, 20 arpents.
François Marcé (2) cordier, 42 ans; Marie Masseron, sa femme, 33 ans. Enfants : Jean 5 ans, Marie 8 mois ; 1 fusil, 4 bêtes-à-cornes, 12 arpents.
André Poutret, (3) cordonnier. 38 ans ; Jeanne Burel, sa femme, 33 ans. Enfants : Marie 13, Madeleine 10, Marie 8, Catherine 6T Charlotte 4, Jean 2. 1 fusil, 1 vache, 6 arpents,
Jean Lavanois, (4) poudrier, 54 ans ; Charlotte de la Rue, sa femme, 45 ans. 1 fusil, 5 bêtes-à-cornes, 5 arpents en valeur.
Jean Guillet, 40 ans. 3 bêtes-à-cornes, 4 arpents.
Gilles Couturier, (5) cordonnier, 39 ans ; Elizabeth de Teragon, sa femme, 30 ans. Enfants : Pierre 5 ans, Jean 4, Gilles 2 mois. 1 fusil, 5 bêtes-à-cornes, 19 arpents.
Louis Bavaillac. \6) 37 ans ; Catherine Lalore, sa femme, 24 ans. Enfants : Catherine 8, Marie 6, Anne trois ans et demi, Louis 1. 1 fusil, 4 bêtes-à-cornes, 8 arpents.
Jean Lavallée, (7) 29 ans ; Marguerite Duson, sa femme, 25 ans. Enfants : Anne 10, Jean 8, Françoise 6, Noël 4, Catherine 1. 2 bêtes-à-cornes, 12 arpents.
Jean Ollivier, (8) 50 ans ; Elizabeth Renault, sa femme, 29 ans. Enfants : Thomasse 7, Geneviève 6, Marie 4, Elizabeth 2, Jean 7 mois. 8 arpents.
Jean Cassenavre, 37 ans. 4 arpents.
(1) Hus, aujourd'hui Paulus, marié au cap de la Madeleine, vers 1669, il s'établit à Sorel peu après.
(2) Marcel, établi à Sorel depuis 1673 au moins.
(3) Poutre dit Lavigne, établi à Sorel depuis 1670 au moins.
(4) Marié à Québec en 1673.
(5) Il était à Sorel depuis 1677 au moins, Une branche de sa famille se fixa à St- François-du-Lac sous le nom de Labonté.
(6) Badaillac, Basaillac, Bazaillon, dit Badailla, dit Laplante, établi à Sorel en 1675 au moins, d'après l'abbé Tanguay.
(7) Etait à Sorel depuis 1675 au moins.
(8) Marié à Sorel en 1673.
Michel Bruillet, (i) 36 ans ; Marie Dubois, sa femme, 37 ans. Enfants : Bernard 10, Jean 9, Gilles 8, Pierre 7, Marie 5. 1 fusil, 2 bêtes-à-cornes, 6 arpents.
Marin Moreau, (2) 37 ans; Catherine Lucas, sa femme, 35 ans. 1 fusil, 2 bêtes-à-cornes, 8 arpents.
Jean Carron, (3) taillandier, 30 ans. 8 arpents.
Jean Garnier, (4) 49 ans ; Françoise Feuilleteau, sa femme, 25 ans. Enfants : Anne 5, Catherine 3, Marie 1. 1 fusil, 5 bêtes-à-corne, 12 arpents.
Jean-Baptiste Pâtissier dit Saint Amand (5) 35 ans; Marie Giguère, sa femme, 25 ans. Enfants : Catherine 3, Pierre un an et demi. 1 fusil, 1 vache, 10 arpents.
Charles Vanet, charpentier, 32 ans; Catherine LeMagnan, sa femme, 31 ans. Enfants : Catherine 7, Marie 5, Jeanne 3, Charles 1. 1 fusil, 5 bêtes à cornes, 12 arpents.
Nicolas Meyer, tonnelier, 35 ans. 1 fusil, 4 arpents.
Zacharie Digore ou Digou, boulanger, 39 ans. 3 arpents.
Claude Pugen, 40 ans. 2 arpents.
Pierre Augrand (6), 47 ans ; Marguerite Andrieu, sa femme, 37 ans. Enfants : Jeanne 7, Pierre 5, Anne 4, Louise 2. 2 fusils, 7 arpents.
La Seigneurie <à>E Saint-François.
I. '•' Jean Crevier (7), 37 ans. Marguerite Hertel, sa femme (8), 32 " ans. 6 fusils, 20 bêtes à cornes, 40 arpents de terre en valeur. En- "" fants : Joseph 14 ans ; Louis (9) 12 ans, René (10) 2 ans. Domes- " tiques: Marie Pinard 17 ans ; Françoise 8 ; Mathurin 30; Jacques " Griau 18 ; Antoine Devaux 39."
II. " Laurent Philippe, 42 ans, Charlotte Giguère, sa femme, 28 ans. " 8 fusils, 12 bêtes à cornes, 30 arpents de terre en valeur. Enfants :
(1) M. Tanguay écrit Brouillé dit Laviolette. D'abord habitant de Boucherville, il s'était fixé à Sorel vers 1676.
(2) Est-ce le même que M. Tanguay mentionne à la page 441 du tome I de son Dictionnaire ?
(3) Il se maria, et vers 1691 alla demeurer sur la côte de Batiscan.
(4) Ou Grenier dit Nadeau, établi à Sorel depuis 1676 au moins.
(5) Marié en 1678, à Sorel, avec la sœur de madame Laurent Philippe, de Saint- François-du-Lac.
(6) Dit Lapierre. Etabli à Sorel depuis 1674 au moins.
(7) Né le 3 avril 1642.
(8) Née le 26 août 1649.
(9) Acte de naissance inconnu. C'est lui qui dut être tué (mars 1690) dans l'expédition de Hertel.
(10) Né le 13 septembre 1679.
" Pierre 6 ans ; Joseph 4; Marie 8; Catherine 1^. Domestiques : " René Tavelot 23 ans ; Pierre Greslon 24 ; Marie Henard 33 ; Ma- " thieu Amiot 13."
D'après Tanguay les enfants de Laurent Philippe avaient été baptisés aux Trois-Rivières, ier octobre 1673, Marie; à Sorel, 26 janvier 1677, Joseph; à Sorel, 25 février 1678, Jean-Baptiste; aux Trois-Rivières, 28 février 1679, Jean-Baptiste encore. Quant à Charlotte, on ne connaît l'année de sa naissance que par le recensement ci-dessus 'y elle épousa en 1698, Joseph Hertel.
Laurent Philippe dit Lafontaine, natif de Blois, était soldat et messager du gouverneur du Canada durant les années 1662-65 (*)• ^ était aux Trois-Rivières en 1664.
L'année suivante on le voit parrain de Charles Ameau, du même lieu. Au recensement de 1666 il figure encore aux Trois-Rivières avec la qualité de "volontaire," âgé de 28 ans. Ayant épousé (1669) Charlotte, fille de Robert Giguère, de Sainte-Anne-de-Beaupré, il s'établit à Saint- François dès 1676, puisque deux de ses enfants furent baptisés à Sorel les deux années suivantes et que, en 1679, le registre des Trois- Rivières dit expressément : " Laurent Philippe habitant de la rivière Saint-François." En cette circonstance c'est la seigneuresse de Saint- François qui est marraine. Remarquons aussi que, le 1 octobre 1673, aux Trois-Rivières, au baptême de son premier enfant, Marie, celle-ci est appelée " Marie Duvivier dit Lafontaine " et le père " Laurent Philippe Duvivier dit Lafontaine." C'est la seule pièce où je rencontre ce nom de Duvivier appliqué à Laurent Philippe.
III. " René Abraham 36 ans. 1 fusil, 7 arpents de terre en valeur. " René, son fils, 3 ans."
Le 16 novembre 167 1, aux Trois-Rivières, avait eu lieu le mariage (2) de René Abraham, âgé de 26 ans, fils de Jean Abraham et de Jeanne Brassart, paroisse de Condans au Poitou, avec Jeanne, fille de Jean Blondeau et de Jacqueline Morin, paroisse Notre-Dame, ville de Poitiers. Ce ménage habita d'abord Nicolet ; on y retrouve la naissance de leur fils Arnoult, baptisé en danger de mort, le 31 janvier 1673 ; puis on les voit faire baptiser à Sorel, le 22 décembre 1678, un autre enfant appelé René. Jeanne Blondeau fut inhumé à Sorel le 2 novembre 1680. Je conclus de ceci que la famille habitait Saint-Françoisdes-Prés depuis 1678 au moins. René a dû laisser une descendance, car je vois (3) qu'il y avait, à Saint-François, en 1732, un nommé Pierre Abraham.
(0 Jugements du Conseil Souverain, I, 339.
(2) Tanguay ne cite pas ce mariage.
(3) Edits et Ordonnances, III, 269.
IV. " Pierre Couque, 57 ans. Marie, sauvagesse, sa femme, 50 ans. " 3 fusils, 15 arpents déterre en valeur. Enfants : Louis 20 ans ; Marie " 18; Marguerite 16 ; Elizabeth 14; Madeleine 12 ; Jean 8."
La liste exacte des enfants de Couc est celle-ci : Jeanne née aux Trois-Rivières, 1657; inhumée (1) au même endroit 1679. Louis, né Trois-Rivières 1659 et que nous retrouverons. Angélique, née Trois- Rivières 1661 ; mariée à François Delpé dit Saint-Cerny. Marie née Trois-Rivières 1663. Marguerite née Trois-Rivières ou au Cap 1664, mariée à Jean Fafart. Elizabeth née 1667. Madeleine née 1669. Jean né 1673.
Pierre Couc dit Lafleur, de Cognac en Angoumois, est cité aux Trois-Rivières comme parrain d'une sauvagesse, le 27 août 1651. L'année suivante il servait en qualité de soldat et fut blessé par les Iroquois. Le 16 avril 1657, aux Trois-Rivières, il épousa Marie Meti- 8ameg8k8e, Algonquine, née en 1631. C'est le plus ancien mariage entre blanc et indigène que j'aie constaté aux Trois-Rivières. Le chef algonquin Charles Pachirini est témoin. Couc signait " Pierre Couc.'r Il n'est pas, comme on l'a dit, l'ancêtre de monseigneur Cooke, car le père de celui-ci vint d'Irlande au Canada vers la fin du XVIIIe siècle. Ce n'est pas ce Pierre Couc, non plus, qui fut tué par un canon, aux Trois-Rivières, en 1665, mais un soldat du même nom appartenant au régiment de Carignan. En 1664, Pierre paraît avoir demeuré au cap de la Madeleine ; et au recensement de ce lieu, en 1667 on lit : " Pierre Couque 40 ans. Marie 35 ans, sa femme. Enfants : Jeanne 10 ans, Louis 7, Angélique 5, Marguerite 3, Elizabeth (2) 3 mois.
Louis Couc dit Montour, fils de Pierre Couc, épousa une Sokokis, vers 1683. Il a longtemps demeuré à Saint-François. Sa descendance est connue sous le nom de Montour. Quelques-uns ont été des interprètes remarqués.
V. " Pierre Forcier 33 ans. Marguerite Girard (3) sa femme 32 " ans. 1 fusil, 8 arpents de terre en valeur. Enfants : Joseph 5 ans, " Marie 3, Pierre 1. (4)
Par les actes de baptême de ses enfants, on voit que Forcier était à Sorel en 1675, 1677, 1684, mais cela peut tout aussi bien signifier qu'il habitait Saint- François. C'est dans cette paroisse qu'il fut tué en
VI. " Jacques Maugras 42 ans. Jeanne Moral sa femme 29 ans. 4
(1) Assassinée, à Saint-François, selon toute apparence.
(2) Non inscrite au registre des Trois-Rivières.
{3) M. Tanguay la fait remarier en secondes noces avec un nommé Râné Abraham Desmarets.
(4) Voir Tanguay : Dictionnaire I. 189, 235, 269.
" fusils, i vache, 8 arpents de terre en valeur. Enfants : Marie 12 " ans ; Marguerite 2. "
Marie-Jeanne, fille de Quentin Moral et de Marie Marguerie veuve en premières noces de Jacques Hertel, était née aux Trois-Rivières vers 1653 et se trouvait par sa mère, sœur de madame Jean Crevier. Elle épousa Jacques Maugras aux Trois-Rivières et l'on croirait, par les naissances et les sépultures de leurs enfants que ce ménage demeurait aux Trois-Rivieres de 1673 à 1684, mais le recensement de 1681 nous les montre à St-François. La fille aînée inscrite dans cette pièce sous le nom de Marie âgée de douze ans, ne peut être autre que Marguerite, la même qui resta célibataire et alla demeurer à l'hôpital général de Québec, tout en conservant une propriété à Saint-François. La seconde fille inscrite au recensement de 1681 sous le nom de Marguerite âgée de deux ans n'est pas mentionnée aux registres des paroisses. A Sorel, en 1685 et 1686, Maugras fit baptiser deux autres de ses enfants : Madeleine et Marie. D'après ce que l'on verra plus loin, Maugras fut tué en 1690 et ne laissa que des filles. L'une de celles-ci appelée Marie-Jeanne épousa Pierre Gamelin dit Châteauvieux et leur descendance porte ces deux noms en y ajoutant celui de Maugras, de sorte que les familles Maugras sont de Gamelin portant le nom de leur ancêtre maternelle.
VIL " Etienne Robert, 32 ans. "
VIII. " Pierre Paranteau 32 ans. Madeleine Tisserant, sa femme, "31 ans. 1 fusil. 3 arpents de terre en valeur. Enfants : Marguerite 6 " ans, Marie 4. "
Pierre Parenteau, fils de Tean Parenteau et de Marguerite Sevestre, de Basange, évêché de Xaintes, avait épousé, à Québec, le 12 septembre 1673, Madeleine Tisseran ; après leur premier enfant baptisé à Québec en 1674, tous les autres, de 1677 à 1687, furent baptisés à Sorel. Ces actes de baptêmes* à Sorel dénotent des habitants ou de ce lieu ou de Saint-François. Je suppose que Parenteau trouva la mort dans les massacres de 1690-93 puisque sa veuve se remaria, à Québec, en 1693.
IX. " Jean Poirier, 37 ans. 1 fusil, 3 arpents de terre en valeur."
X. " Jacques Jullien, 37 ans. 5 arpents de terre en valeur." Au recensement des Trois-Rivières, en 1666, on voit que Jacques Julien, âgé de 23 ans, est domestique chez Nicolas Crevier. Il épousa Anne Labrecque ; l'un de ses enfants fut baptisé à Sorel en 1687. Julien fut tué par les Iroquois en 1689.
XL " Martin Giguère 27 ans. 1 fusil, 10 arpents de terre'en valeur." Martin Giguère (1) dit Delfrènes, était né à Québec en 1655. Il se
(1) Frère de madame Laurent Philippe citée plus haut.
maria (1683) avec Françoise (1) fille du chirurgien Louis Pinard, de Champlain. Ce ménage continua de demeurer à Saint-François ; on trouve les baptêmes de leurs enfants à Sorel.
XII. " Nicolas Caguaux 60 ans. 3 arpents de terre en valeur."
XIII. "François Delpé, 34 ans. 1 fusil, 12 arpents de terre en " valeur." Il portait le surnom de Saint-Cerny. Ayant épousé Angélique, fille de Pierre Couc, plus haut mentionnée, il fit baptiser un enfant aux Trois-Rivières en 1682, puis d'autres à Sorel, en 1684 et 1686, d'autres encore aux Trois-Rivières de 1695 à 1703. Il mourut dans cette dernière ville le 15 décembre 1725, J'en conclus qu'il avait quitté Saint-François à la suite des massacres de 1690-93.