‹ Histoire de saint Louis (volume 2)Chapitre 112 sur 126 · nrap bleu foncé · texte numérisé non relu

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d'un livre qu'il entendrait volontiers, il leur disait: « Vous ne me lirez pas; car il n'est si bon livre après manger que propos ad libilum, > c'est-à-dire que chacun dise ce qu'il veut. Quand quelques riclies hommes mangeaient avec lui, il leur tenait bonne compagnie.

Je vous parlerai de sa sagesse. Il fut telle occasion où Ton déclarait qu'il n'y avait personne à son conseil d'aussi sage qu'il était. Et il y parut h ce que seul, sans conseil, tout de suite, comme je l'ai ouï -dire, il répondit à tous les prélats du royaume de France sur une requête qu'ils lui firent I et qui fut telles

L'évéque Gui d'Auzerre lui parla peureux tous : « Sire, fit-il, ces archevêques et ces évêques qui sont ici, m'o^t chargé de vous dire que la chrétienté déchoit et se perd entre vos mains, et qu'elle décherra encore plus si vous n'y avisez; parce que nul ne craint aujourd'hui une excommunication. Nous vous requérons donc. Sire, de commander à vos baillis et à vos sergents qu'ils contraignent les excommuniés depuis un an et un jour, afin qu'ils fassent satisfaction à l'Église. » £t le roi leur répondit seul, sans conseil, qu'il commanderait volontiers à ses baillis et à ses seigents de contraindre les excommuniés ainsi qu!ils le requéraient,

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