‹ Histoire de saint Louis (volume 2)Chapitre 21 sur 126 · HI8T0IR · texte numérisé non relu

HI8T0IR

Ou peut kire voir la loyauté du roi dans le lait de monseignenr de Trie» qui apporta m saint nomme une charte, laquelle disait que le roi avait donné aux héritiers de la comtesse de Bouk^e» qui était morte mk derniers le comté de Dammartin en Gouelle. Le sceau de la charte était brisé, de sorte qu'il n'y avait de reste que la moitié des jambes de l'image du sceau du roi et l'escabeau sur quoi le roi tenait ses pieds. £t il nous le montra à tous qui étions de son conseil, et dit que nous l'aidassions à prendre un parti. Nous dîmes tous, sans nul désaccord, qu'il n'était tenu en rien de mettre la charte à exécution. Et alors il dit à Jean Sarrasin, son cluanbellan, qu'il lui baillât la charte . qu'il lui avait demandée. Quand il tînt la charte, il nous dit : « Seigneurs, voici le sceau dont j'usais avant que j'allasse outre-mer, et on voit clairement par ce sceau que l'empreinte du sceau brisé est semblable au sceau entier : c'est pourquoi j e n ose- . rais en bonne conscience retenir ledit comté. » fit alors il appela monseigneur Renaud de Trie, et lui dit : « Je voua rends le comiè« «

K Hahaitt, comte«e éè BonlogM, morte en janvier 1258. • Voyez plus loTh (chap. cvm) ce qui oblige à traduire le mot noiiveltemeni par m dernier.

DE SÀLNT L0UI3

XV, — Commencement du sr'cond livre. Naissance et couronnement de saint Louis.

Au nom de Dieu le tout-puissant, nous avons écrit ci-devant une partie des bonnes paroles et des bons enseignements de notre saint roi Louîs^ pour que ceux qui les entendront les trouvent les uns après les autres, de sorte que ceux qui les entendront en puissent mieux faire leur proflt que si on les eût écrits au milieu des faits suivants. £t ci*après nous commencerons à parler de ses faits au nom de Dieu et en son nom.

Ainsi que je le lui ai ouï dire, il naquit le jour de saint Marc l'évangéliste après Pûques*. Ce jour on porte des croix aux processions en beaucoup de lieux, et en France on les appelle les croix noires. Ce fut donc comme une prophétie de 1^ grande foison de gens qui moururent dans ces deux croisades, c'est à savoir dans celle d'Égypte, et dans l'autre^ là où il mourut à Cartbage; car maints grands deuils en furent en ce monde, et maintes grandes joies en sont au paradis pour ceux qui dans ces d0ux pèlerinages moururent vrais croisés.

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