IL M. BERTHELOT
M. Charles Berthelot, second curé de Saint-Luc, y signa son premier acte, le 15 août 180fL, et son dernier le 21 juin 1813.
: HVI'OLITE MORBAV,
Petit-iils de Jean Moreau, vicaire (central de Montr&l. décédé le 30 jaiHet 1S80,
THE NKW YORK
'UBLICLIBRARY
ASTOR. CEMOX
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Les anciens rappelaient M. Bertbelotte.
Il était né, à Québec, le 2 avril 1770, la même année que M. Bélair, et était fils du sieur Charles Berthelot et de dame Geneviève Simon-Channazard.
Il fut ordonné prêtre, le 25 mai 1793, puis il devint vicaire, à Québec même, sous M. Plessis, le futur évêque qui y était alors curé, ensuite curé de Mascouche, oii il demeura sept ans, et enfin curé de Saint-Luc, en 1807.
M. Berthelot se mit à l'œuvre en arrivant. Il fit le catéchisme et fit faire la première Communion à 25 enfants, à T octave de la fête de Saint-Luc, le 25 octobre, et avait Tespoir, selon sa lettre du 28 janvier 1808, d'en faire communier une soixantaine d'autres à l'été.
Sa visite de paroisse étaiif "faite, il ..di^jà "l'évêque dans la même lettre, qu'il a vu toute, la. paraisse^ excepté le village de Saint-Jean, oii il n'y avaitqu^une quarantaine de communiants, et que les fidèles de Saint-Luc lui ont paru piei^x, doux et polis.
Nous pourrions, ce nous se)|iiw^;*it dii'^^vatànt de nos jours. Et ces heureuses dispositions ides paroissiens de Saint-Luc visà-vis leur curé leur attirent de grandes bénédictions.
Chargé des Mille-Roches, aujourd'hui Saint-Athanase, et des fidèles échelonnés sur les deux rives du Richelieu jusqu'aux lignes, il dut aller aux malades au Péningouin, à l'Ile-aux- Noix, à la Rivière-à-la-Colle, et ailleurs, et baptiser des enfants même de Chazy, état de New- York.
M. Berthelot, on le voit par sa lettre du 16 février 1810, donna à sa mission de la rive ouest du Richelieu le nom de Saint-Valentiny parce qu'il y dit une première messe, le 14 février, fête de ce saint. Chose curieuse, cette première messe, fut dite, dans la maison d'un nommé Whatson, et sur le territoire de Sain t-Valen tin de Stott'sville. En sorte que, le nom de Sain t-Yalen tin, après avoir été longtemps attaché à la paroisse du bas de l'Ile-aux-Noix, aujourd'hui Saint-Paul, est retourné à son ancienne place par un revirement des affaires dans cette ancienne belle paroisse.
C'est sous M. Berthelot que fut achetée, en 1809, et bénite, en 1810, la cloche Michel-Geneviève y et que furent arrêtés, à
Saint-Luc, en, 1811, Contant et son fils, pour vol sacrilège de vases sacrés à Téglise de Saint-Olivier aujourd'hui Saint- Mathias.
Le registre des actes de l'état civil porte, à la date du 21 octobre, un curieux récit de cette aventure.
M. Berthelot fut parrain de Sophie Hamilton, le 8 novembre 1 807, avec dame Françoise Rouxel, veuve de Louis Marchand, pour marraine.
Cette dame, mère de Gabriel, François, Louis et Sophie Marchand (cette dernière devenue^Mme Augustin Gauthier) venait de Québec, et a dû laisser Saint-Jean, où étaient ses trois fils, et venir s'établir comme marchande à Saint-Luc, sur la suggestion de M. le curé Berthelot, dont la famille était alliée à la famille Marchand, ainsi qu'on le voit au contrat de mariage de cette dame, du 13 septembre 1778, par le notaire A. Panet.
De Saint-Luc, où il avait sa mère, M. Berthelot passa à la cure de Saint-Pierre, île d'Orléans, puis, en 1825, au chapelinat des Ursulines des Trois-Rivières, et enfin à l'évêché de Montréal, dont il fiit le bienfaiteur, et où il mourut, le 13 avril 1830.
Son corps fut inhumé dans les caveaux de l'église de Saint- Luc, sous le sanctuaire, le 16 avril, par M. Gaulin, alors curé de Saint-Jean, en présence de MM. Paquin, curé de l'Acadie, ,Crevier, curé de Saint-Luc, Aubry, curé de Saint- Athanase, J.-C. Prince, futur évêque de Saint-Hyacinthe, alors prêtre de l'évêché de Montréal, qui, tous, signèrent l'acte de sa sépulture.
M. Berthelot avait un style original, parfois naïf. Son asthme l'empêchait souvent de prêcher, même de chanter la messe et les vêpres. Il demandait parfois dispense de l'abstinence et du jeûne, et alla jusqu'à demander d'omettre les prophéties à l'office du Samedi-Saint.