XV. M. MÉNARD
M. Pierre Ménard, né à Belœil, le 12 février 1799, du sieur Guillaume Ménard (sourd et muet) et de dame Françoise Gendron, fut ordonné prêtre, à Montréal, le 3 février 1833.
Après avoir été vicaire, àSorel, à Saint-Benoit et à Berthier, puis curé de Saint-Benoit, et de Saint-Jacques-le-Mineur, il fut curé de Saint-Luc.
Son premier acte est du 12 octobre 1847, et son dernier, du 23 septembre 1850.
M. Ménard eut des difficultés à Saint-Luc, de la part d'hommes sans valeur, qui demandèrent même son rappel.
Dans rÉglise du Christ, ce sont les évêques, que le Saint- Esprit a établis pour gouverner l'Eglise de Dieu, q\ii nomment aux cures. Ils se gardent bien de révoquer les curés pour de simples caprices de la part des fidèles, qui leur sont confiés, et M. Ménard resta curé de Saint-Luc.
Presque tous ceux qui firent de l'opposition à M. Ménard en furent, pour ainsi dire, ostensiblement punis de Dieu. L'un des signataires de la requête contre lui disait récemment à l'un des curés de Saint-Luc : « J'ai fait de la misère à M. Ménard, et je vais mourir sur la paille.»
C'est ainsi que, en effet, il mourut.
M. Ménard a conjuré les tourtres, à Saint-Luc, vers 1850, et l'on n'y en voit plus.