‹ Histoire de Saint-LucChapitre 22 sur 69 · V. M. POIRIER · texte numérisé non relu

V. M. POIRIER

M. Isidore Poirier, né le 23 juillet 1792, à Saint-Charles de Chambly, du sieur Isidore Poirier et de dame Catherine Planiondon, devint prêtre le 12 octobre 1817, puis vicaire à Sorel et inissionnaire de Memramcook.

Il fut un an curé de Saint-Luc, où il signa son premier acte, le 30 septembre 1821, et son dernier, le 4 octobre 1822.

Il passa de Saint-Luc à Saint-Césaire, Sainte-Anne-des-Plaines, Saint-Jérôme et Saint-Anicet, où il mourut, le 9 décembre

M. Poirier aimait beaucoup le rouge, et avait fait peindre presque tout en rouge à son presbytère et à son église de Saint- Anicet. Aussi, à sa mort, en l'al^sence d'ecclésiastiques, ses paroissiens crurent-ils respecter ses dernières volontés en l'ensevelissant selon ses goûts. Mgr Boiirget s'étant rendu pour ses funérailles, lui troviva les ornements rouges.

Entre M. Poirier et son successeur, les actes furent signés par M. B.-B. Decoigne, qui était vicaire à L'Acadie.

§ VI. M. GAULIN

M. Rémi Gaulin fut le sixième curé de Saint-Luc.

Il était né, à Québec, le 30 juin 1787, du sieur François Gaulin et de dame Françoise Amiot.

Étant encore diacre, il accompagna Mgr Plessis dans sa visite pastorale aux provinces maritimes, à l'été de 1811, et fut ordonné prêtre, le 13 octobre de la même année. (1)

De 1811 à 1815, il fut missionnaire à Saint-Raphaël de Kingston, puis, de 1815 à 1822, où il se rendit à Saint-Luc, il fit les missions de L'Acadie, d'Antigonish et d'Arichat.

Son premier acte, à Saint-Luc, est du 4 décembre 1822, et son dernier, comme curé (car il en signa plus tard) du 6 janvier

( 1) Foyer Canadien, vol. 3, pages 77 et suiv.

Mgr Rémi (îaiijn.

Ancien curé de vSaint-Luc, second évêciue de Kingston.

Il ne fit guère qvie passer à Saint-Luc, et y demanda bientôt d'être déchargé des Millc-Rochcs et même d'être pourvu d'une autre position.

M. Gaulin ne restait pas longtemps au même endroit. Il était actif, et il lui fallait du neuf, voir du monde, et faire des voyages. Il devait avoir beaucoup dit caractère enjoué de feu Mgr A. Labelle, le regretté curé de Saint-Jérôme.

Il fut parrain de Sophie-Hermine Molleur avec Mme Marchand, ii.al iH" (.^tiLJi") pour marraine.

De Saint-Luc il passa à L'Assomption, puis à Saint-Jean d'Iberville, dont il fut le premier curé, et fut nommé, en mai 1833, coadjuteur de l'évêque de Kingston avec droit à la succession à ce siège, et consacré, à Montréal, par Mgr Lartigue, le 20 octobre de la même année.

Devenu évêque de Kingston, en 184-1, par la mort en Ecosse, de Mgr McDonnell, il gouverna son diocèse jusqu'en 18-19, où il fut frappé de parah'sie.

Il demeura, pourtant, évêque de Kingston ; mais Rome nomma un administrateur apostolique de son diocèse, dans la personne de Mgr Phelan.

Mgr Gaulin se retira ensuite dans le diocèse de Montréal, à L'Assomption, puis à Sainte-Philomène, lieu de son décès arrivé le 8 mai 1857.

Son corps fut placé dans les caveaux de la cathédrale de Kingston, où son tombeau, que nous avons visité en 1897 avec le sacristain du lieu, est le premier de la série des tombeaux des évêques de ce diocèse, et le seul qui n'eût pas encore d'épitaphe.

Evêque, il retourna à Saint-Luc, y fit un mariage, le IG janvier 1844, et y donna la confirmation.

Mgr Gaulin assista comme évêque de Kingston au premier concile de Québec, en 1851. Mgr Phelan v assistait aussi.

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