‹ Histoire de Saint-LucChapitre 41 sur 69 · LES CHANTRES ET LES UEDEAUX DE SAINT-LUC · texte numérisé non relu

LES CHANTRES ET LES UEDEAUX DE SAINT-LUC

Les chantres de Saint-Luc en ont toujours profité, à la grande édification des fidèles. Du temps de La vallée, ils chantaient souvent im cantique dont le refrain était :

« Non ! le bonheur ici-bas, K Où vous ne régnez pas, « Jamais ne nous contente.

« Non ! le bonheur ici-bas, « Oh vous ne régnez pas, « Est sans appas. (1)

De notre temps, ils chantaient parfois:

« Le voici l'agneau si doux, « Le vrai pain des anges.

« Du ciel il descend pour nous, '( Adorons-le tous.

C'était le cantique favori de Théodore Péladeau, qui a péri ■dans l'incendie de l'église, et qui a, comme chantre, rendu de bons services à la paroisse.

M. Samuel Hamilton fut le successeur de Louis Paquet- Lavallée, et chanta fort longtemps. Il chantait probablement assez juste, mais il avait la voix faible et câline.

Ses successeurs ont été, entre autres, MM. Parizeau, menuisier, Pierre Roy, cultivateur de L'Acadie, d'ovi il venait régulièrement, et D'Alpé, natif de Saint-Jacques-le-Mineur, chantre actuel.

Le chant, jusque vers 1850, fut soutenu par un serpent et par un certain orgue inû par une manivelle.

Depuis 1850 ou vers cette date jusque vers 1886, il n'y eut aucun instrument de musique; mais les chantres faisaient seuls tous les frais du chant.

Vers 1886, la fabrique acheta un assez puissant harmonium, avec l'aide de plusieurs des enfants de Saint-Luc résidant à Montréal. (2)

(1) Entre autres, Joseph LécuA-er chantait ce cantique.

(2) AI. Louis-Joseph Papineau, alors sténographe, donna cinq jiiastres.

Quant aux bedeaux, qui assistent le prêtre même à l'avitel,. on voit qu'ils eurent une jolie robe dès 1803. Les comptes de cette année disent qu'elle a été payée 48 francs.

Ils avaient aussi un sceptre.

Leur salaire fut d'abord de 120 francs par an.

Le premier bedeau s'appelait Gadhois.

René Cartier était bedeau, en 1824, où, le 29 juin, à Saint- Luc, qualifié bedeau dans l'acte, il épousait Marie-Amable St-Yves. En 1827, on le voit par un acte du 27 juin, le bedeau était Augustin Joubert.

Les autres bedeaux jusqu'à nos jottrs furent, entre autres, Félix Cartier, fils de René, et les nommés Lavigne, Isaïe Forgués, Onésime Lecours, Joseph Marceau, Maximin Marsan, D'Alpé et Henri Ouimet.

Onésime Lecours avait beaucoup de peine à sonner l'angelus, en hiver surtout, tant il était peureux.

Joseph Marceau, bedeau de 1862 à 1877 environ, était un ancien instituteur. Il a rendu de grands services à M. Barret,, au presbytère duquel il était souvent employé avec ses filles ; mais les dépendances curiales et l'église ont brûlé de son temps.

Vers 1837 et en 1868, les bedeaux de Saint-Luc eurent une grosse alarme. En 1837, par l'essai d'enlèvement du corps d'un nommé Brouillet, que les carabbins ne ptirent complètement sortir de son cercueil, et, en 1868, par l'enlèvement complet du corps de Benjamin Holmes, fils, qui fut enlevé pendant la nuit du 2 au 3 janvier; mais qui fut ensuite rapporté et inhumé de nouveau au citnetière de Saint-Luc.

Heureusement pour la société, depuis la passation d'une loi vers 1885, il est si sérieusement prohibé de souiller les cimetières par l'enlèvement furtif des corps qui y sont déposés, que l'on peut dire que ces sortes d'enlèvements n'ont plus lieu.

Page 1