RAPHAËL MOREAU, SOUCHE DE LA BRANCHE CADETTE
riée à Georges Perreault, à ((ni elle a laissé deux filles, Mme Gratton, de Montréal, et Herminie, sœur de la Congrégation de Notre-Dame, sous le nom de sœur Saint-Méthode ; et Medérise, mariée à Isaïe Charbonneau, de Sainte-Thérèse de Blainville.
Jidien Moreau mourut à Johnson ville, E.-U., vers 1894, après avoir longtemps véeu à Saint-Alexandre d'Iberville.
§ III. Hypolite Moreau
Hypolite Moreau, fils de Raphaël Moreau et de Marguerite Tremblay, naquit à Saint-Luc et yftït baptisé, le 8 mars 1815.
Il y fit sa première communion et y fut confirmé.
Il commença à étvidier le latin avec M. Crevier, comme nous l'avons déjà dit, et termina ses études au collège de Saint-Hyacinthe, où il prit la soutane en septembre 1836.
Ordonné prêtre par Mgr Bourget, le 16 mars 1839, il apprit ensuite l'algonquin, au Lac-des-deux-Montagnes, et fit les missions de l'Outaouais jusqu'à Téiniscamingue et Abbittibi.
Il fi.it ensuite curé des Cèdres, de 184-4- à 1848, puis de Saint- Eustache, de 1848 à 1853, où il fiit appelé à l'évêché.
Il devint chanoine titulaire du chapitre de la cathédrale de Montréal, le 18 mai 1854, fit longtemps l'ofiice d'archidiacre, accompagna Mgr Bourget dans ses visites pastorales pendant une vingtaine d'années, et mourut à l' Hôtel-Dieu de Alontréal, le 30 juillet 1880, à l'âge de 65 ans, vicaire général de Montréal depttis 1873.
Son corps a été déposé dans les voûtes de la cathédrale, le 3 août. Son portrait à l'huile est à notre presbytère.
Il avait aussi reçu des lettres de grand vicaire de nos Seigneurs de Québec, Ottawa, Trois-Rivières et Sherbrooke.
Sa mère avait une grande dilection et un grand respect pour lui, à cause de la dignité de son caractère et de ses aimables qualités. Dans la vivacité de sa foi, elle avait su inspirer les mêmes sentiments à tous ses autres enfants, qui l'avaient en grande vénération.
Il était bel homme et prêchait bien.
Mgr Bovtrget, son évêque, a dit de lui, dans ses mémoires sur le chapitre de sa cathédrale. « Soit comme archidiacre, soit comme grand vicaire, M. Moreau se montra habile, prudent et sage. Sotis ce rapport, il a rendu de réels services à son évêque. »
Messire Hypolite Moreau a fait instruire plusieurs jeunes gens, surtout de sa parenté et la plupart d'entre eux sont devenus prêtres. Il a aussi favorisé la vocation de plusieurs de ses nièces devenues religieuses en différentes communautés.
Par son testament holographe enregistré au greffe de Montréal, en 1880, il a laissé tous ses biens à la corporation archiépiscopale catholique romaine de Montréal, qui doit en emploj^er tous les revenus à toujours, sauf quelques rares exceptions, à faire faire des études classiques ou universitaires à de bons jeunes gens pauvres, choisis en premier lieu parmi les membres de sa famille, qui n'en seraient pas indignes.
« Il a passé en faisant le bien. »