a^l^lç, ipaj^,,a^jè^.gW{jLw «^^jl»^ thmnis
« . 8eu\ .4{(fls,p(iai qettulft, ^Iprg , ^ pf és^iïtèntikT«ftj*i«i^BiïHt t
« h\^ fiWh 1^ roi^PTi^fide^ Mf»» préféatej, 4iûBpfcéHe^ifiibn
« du JDgej)ieû^,,.la ^raii;)te'4^ {neJae^iddirautmnneiifiieBtftt, >
« cpns^^6npe;et-,si(^i\ea)4e;touta8 o^iréfibxioiitsuilefsojiiveiur
a de iDq^^piépbâst BOd j0ta iidisuaâ la tristesse ëf raHcaUéaie&t. >
<r coiïune je reposaÎQ.aur ixuhi lifctmcsnieaibres Mguési'par
« Tangoissc de mou cœur , le sommeil , qui nait'seuvïnt d'tlûc
— rïO& —
grande douleur « vint insensiblement m*y surprendre. C'était ce sommeil du matin, qui, toujours vague et léger, ne verse dans nos membres qu'une somnolence flottante et douteuse. Ce qui n*a pas lieu dans un autre sommeil , on est presque éveillé , et l'on se sent dormir. Tout à coup il me semble voir le saint évêque Martin. Yétu d'une robe blanche, le visage tout radieux, les yeux brillants comme des étoiles, la chevelure éclatante de lumière, il avait conservé cet extérieur et ces traits de la figure que je lui connaissais. Ainsi, chose difficile à exprimer, on ne pouvait le regarder, et néani)[^i])^|p|i)pQ|i,^ait le reconnaître. Il me souriait doucement, et me montrait dans sa main droite le petit livre de sa vie écrite par moi. Embrassant ses genoux sacrés , je lui demandais , selon ma coutume , sa bénédi^iii: Jè'^faià lé'tr&é-tendfe attôùcliement de sa main posée sur ma tête, et lui, au milieu des paroles solennelles de la bénédiction , il répétait à plusieurs
^nppises< eei^tniH âe hi<'croiH>-'âi fâllftlKet^i-à .sâ'bèffiche.
îli/neifiilipenniB^adorsi Aê-fiKer mié»i>yèux'sur"lbi'Vje Ae;
'^^vM^iiM'tFK^éri^tf^^d traita et de sa p^éseâce. Soudain, il m'échappe, s'élève dans les airs .et'poWê 'sur une nuée rapidb^ fiianiohH Piaunensilé' de l'ei^^'le le snrail deitiii&ilAtpttiàsaAce devines t^égai^l'Eàfid; le ciel
r is^fHvmsr' f OUI) 'ici: riBicévoAr, et 3 - <di^>âraM entièrélnënC Un
xièoiDent *4pfës, jei^sla^ sÂiiM;'prâti[^€Iâir;^6il AV&tiph,
• îdéoédéxif puib 4âete(ue' temps , vtiimîèt pat le nséthe chemin qii6^iéèn:><mattrec îDÂns tk&û kùA^lôéi je veiik le istiivre,
jmaisv'au^imâioi/'Abmed eSbrtis pour-itt'élèVer avec lui, jU'iMjMciUe.; Bevena; k >mol-flàéflie^ je me félicitas dé cette
^?î^iQ^i5iEa eemioaiettt, mon dûme^que^^etitre dans ma châftobr^,!* son visage était plus triste qte de coutume. Il parlait et pleurait à la fois. « Qu'as-tu donc à m'apprendre,
c lui dift-je, qui te rende éi triste? -^ Deux momeiSi réjpiond — c il, arrivent de.Tours. Us annoncent que le seigneur Martin ^
< est mort, i . .
« h fus accablé ,}e Tavoue , mes yeux se ipouillèrenjt et je c fondis ealaiimos. Tandis même que nous Récrivons, mon c frère , nos larmes coulent et ma douleur impatiente refuse
< tout soulagement. J'ai voulu, dès que ce malheur me fut c annoncé , te faire partager mon affliction, à toi qui partageais € mon amour. Yiens donc sur*le-champ me trouver. Pleurons c ensemble celiû qu'ensemble nous aimons. Ce grand homme , c je le sais* n'a pas besoin d'être pleuré ; il a vaincu et foulé
< aux pieds le siècle ; maintenant, il reçoit la couronne de jus-
< tice. Mais je ne puis assez me commander à moi-^nême pour <( être sans chagrin. J'ai,, en sa personne , envoyé devant moi
< un protecteur , mais j'ai perdu la consolation de ma vie en ce « monde. Si ma douleur était susceptible de raison , je devrais
< au contraire we réjouir $ car ce saint pontife est associa aux « apôtres et. aux prophètes , et que tous les saints me le par- « donnent, dans cette foule de justes, il n'est d'un rang infé- « rieur à aucun. Voilà , sans aucun doute ce qui en est de lui. € Mais , si je consulte l'espoir , la croyance , la conviction de « mon cœur , je le vois plutôt réuni à ceux qui ont lavé leurs c robes dans le sang de l'Agneau. Pur de toute souillure , il c accompagne l'Agneau , son chef. Le temps où il a vécu n*a pu « lui fournir l'occasion du martyre , il n^ sera pas pour cela € privé de la gloire des martyrs. Par ses voçux et ses vertus , « il a pu , il a voulu être martyr. S'il eût vécu au temps des « Néron et des Décius , et eût pu prendre part à la lutte qui « eut lieu alors , j'en atteste le Dieu du ciel et de la terre , c'eût « été de son propre mouvement qu'il fût monté sur le chevalet,
< de lui-même il aurait couru aux feux du bûcher. Digne d*étre
< comparé aux enfants hébreux, comme eux^ tout entouré de
cirbillons de flammes, au milieu de la fournaise, il eût
lanté rhymne du Seigneur. S'il eût plu au persfeuteur de
^u.î infliger le supplice disaïe , il ne se fftt-certaînement pas
Contré inférieur au prophète : devant les scies et les lames
^ îiirdentes destinées h mettre ses membres en pièces il n'aurait
^ pas reculé. Si, pour consommer son bonheur, la fureur des
^ impies eût choisi de le précipiter du haut des rochers aigu&
< ou des montagnes escarpées , je le dis avec la confiance que
< mon témoignage est celui de la vérité , c'eût été de son plein « gré qu'il fût tombé. Si , au contraire, compagnon du Docteur c des nations , il eût été destiné au glaive , et conduit i comme € cela eut lieu souvent, au milieu d'autres victimes, il eût con-
< traint le bourreau de céder à ses désirs , et se fût avant tous « les autres emparé de la palme sanglante. Toutes ces peines , « tous ces supplices qui ont tant de fois vaincu la faiblesse « humaine , n'eussent pu l'empêcher de confesser le nom du « Seigneur. Ferme, inébranlable, fier de ses plaies , heureux
< de ses tortures , il eût ri au milieu des tourments de toute « espèce. Il n'a pas, il est vrai, enduré toutes ces souffrances. € Sans répandre son sang , il a néanmoins accompli son mar- « tyre. Car, de quelles douleurs humaines n'a-t-il pas goûté « l'amertume pour l'espérance de l'éternité ! Faim , veilles , « nudité , jeûnes , outrages des envieux , persécutions des mé- € chants, sollicitude pour les malades, inquiétude pour ceux « qui sont en péril, il a tout éprouvé. Qui a souffert sans qu'il « souffrit aussi? Qui fut scandalisé sans qu'il brûlât de zèle ?
< Qui s'est perdu , sans qu'il ait gémi? Je ne parle pas de ses € combats journaliers contre la malice des hommes et des c esprits. Il est assailli de mille tentations et toujours on remar- « que invariablement en lui la force pour vaincre, la patience « pour attendre , l'égalité d'âme pour supporter. 0 homme € vraiment inestimable pour sa piété, sa miséricorde et cette
clmrilé qui, tteoâ im.$iècle froid ctHiun^ fe «tee» ]«s honokss jlcs pbi:^ jsawu>« jsc reftaidât dtjfori^B/^filtoi^ qui cependant, ep lux. alliUMÙQurs enûsuBi.tf jusqu'à la 4n. Je puû jparitf de ceUê vtfUi tkati^^îf^i^^ ffA\é lesfrui^dlune focoatoute pflrikiilièré^jWHi^iMjwrfgr^^ mon kdignité et sans aucun aârite à^ as pari A nf9JMit uniquemenL Me$ lamwscQukacdfnoinrâaii, des fénifiiemente s'échappent de ua.poitrioe. Elaqttd^koiBaBidéftrmois» trouvecafrjâ un pareil appui^Qttî metonwlenpar «a' charil^? Mattueureux, infwiuné qu&je avis! Si jeiriiiplis longtemps , pourroiâ^ cesser j(inMi& de M aflîger youv OMir surv^u à Martin ? La :rie, maintenant» aucirMtt&.^ar:i£û queUpie Q^arme?Passerai^-seHlenieBtuBJMVouflÉine«ie heure sans verser des larmes? Posrrai^, leère bîei aimév: te parler de lui sans pleurer? Ou bien, ctwecsant aveè tniv i pourraî-je parler d'autre ç)M>se que d^luÀl Mais ptariqooîi t'excité-]e aux larmes et aux .|^rs? Je vimx te ^shim^s tt'^ ne puis pie confier moiripâm^. Une nous a pas abaadmaés. • i Ci^^is4noi , UQU^il n^n(rtjs a pas^abandonnés. U senau niUeu '■ ■ de ceux qui.psMrl^pnt^i^luiJl setiettdraiprè$det6UKqu*]0: ' prier9nt>La faveur qu'ila daigné nous .OASCCf der anjourd^hitl, en se montrant à 9Pus dans sagioirejl lareuauvellera sim-» • vept, et toujours ».Çi0^me t<Mtf . à. l'heiu'e , aa béu^dielion descendra ^ui* nou^ pourr 94^^ protégeiu Et puisi daas la « vision oii il a montré ^ôicjeliouvqrtii ceui>qui l&^unvealu il « nous a appris où il fallait le .cuivre , il noua a ïaii çpmmiùre mx « nous devionspprtçr notre espérançiQ « où nous devions diniser c notrQ cœur. Cependant Jrèçe , quel part l prendi'e ? Je coonab « Tétat de fna çQI^scie^cç,;jili,I^c,ppIllrrai m'-élever hti^ue hau^ « leur , je ne. pourrai pénétirer daiis.un séjour de si^ difficile « accès*, tant est lourd le fardeau qui pèse sur moi, tant ia « masse de mes péchés m'accable ! Ils m'empêcheront , ces
*-int«iâa'ittbavt>M«9iD<àil1»toliiFfl^ëyt^eiB3WHil'i^t
mdalteiout ■ItâoiouiifUll'ékcittit'Q^dfÉ'lé'ëêdâ^ dë%s \!l\'^i. faHfei«peaj£.qul)l»5pfte1è«f i'dë lësiirté^'WWli^ëflti"!^ '"''' '*•'
eesd d0papi«yytk>m]^'éiH*tiëé)t'rïihiéi'','p^M(^ ^èM^^ptire'' dicté une pa^je que* je 'désire Éèpètttfatil'tèYtfr'èachëc'^ tout
c cela te parvient presqu'avant d*étre éerit os dicté. Mais poo^^
c quoi m*étonner ? Mes secrétaires sont à tes gages « ce sont tm' ^
« qui te communiquent nos inepties. Et cependant , puis — ^
< m'émouvoir contre eux , s*ils l 'obéissent? G*est surtout grâ^:;^
« à ta libéralité qu'ils sont en mon pouvoir et ils savent t*appar-
c tenir encore plus qu'à moi. C'est toi seule qui en es cause,
c c'est toi seule qui es coupable , toi , qui à moi , me tends des
« pièges, et, eux, les circonviens , par ta fraude, pour obte-
c nir qu'écrits familiers, missives négligées, ils te livrent
€ tout indistinctement sans laisser à l'auteur le temps de rien
« polir et de rien corriger. Car, pour me taire sur le reste,
« dis-moi comment elle a pu te parvenir si promptement, cette
ff épitre que nous avions dernièrement écrite au diacre Âure-
c lius. Moi, en effet , je suis à Toulouse, toi, tu demeures à
« Trêves. Si éloignée de la patrie d'où ton fils te recherche en
« justice, par quel moyen as-tu réussi à me voler cette épttre
c familière? J'ai reçu ta lettre. Selon toi , dans l'épltre où j'ai
« fait mention de la mort du seigneur Martin , j'aurais dû ex-
« poser le trépas même du bienheureux. Mais ai-je donc écrit
« cette épitre pour qu'elle fût lue , sinon de celui k qui elle est
c adressée, ou suis-je destiné à une œuvre si grande ? Tout ce
« qui doit être connu de Martin , est-ce uniquement à ma
« plume qu'il est réservé de le publier? Si tu désires ap-
tic prendre quelques détails sur le trépas du saint évéque ,
« informe-t'en près de ceux qui y assistèrent. Quant à moi, j'ai
« résolu de ne rien t'écrire, dans la crainte que tu ne répandes
« partout ma lettre. Voyons, cependant, me donnes-tu ta pa-
« rôle de ne la lire à personne ? Alors, je vais, en peu de mots ,
« satisfaire ton envie, et te communiquer ce que j'ai appris. » Ensuite , Sulpice raconte le voyage du saint à Candes , sa mort et ses funérailles comme nous les avons reproduites plus haut. On voit , par cette épitre , avec quelle avidité étaient recherchés les écrits relatifs à notre saint.
cellule
y^'JPesque èans le même tetaps , Sulpîce Sévère se rendait
^^^T*s7où , dît-on, il demeura cinq aiis de suite dans la cellu
^^xjnîe de ^aînt Martin. Ainsi, en 356 , saint Hilafïon , disciple
^^ ^aint Antoihe , étant en ï^alestine , avait appris aussitôt la
^^vi'de son maître qui venait d'expirer en Egypte et était allé
^^\ter les lieux sanctifiés par Thabïtation de ce patriarche des
Solitaires.
Nous avons raconté dans la première partie de ce livre comment saint Martin avait, par sa prière, délivré de grêles annuelles un bourg des Sénonais. Pendant les vingt années qu'il était resté depuis dans son corps , personne en ces lieux n'avait eu à souffrir du fléau. On put voir bientôt que ce miracle n'était pas un effet du hasard , mais était dû à l'intervention de Martin *; l'année même de sa mort , la tempête ressuscitée tomba de nouveau sur son ancienne victime. Ainsi, là nature même se montra sensible a la perte de cet homme fidèle ; sa vie avait été pour elle un juste sujet de joie ; sa mort aussi la fit pleurer.