‹ Histoire de saint Martin, évêque de ToursChapitre 148 sur 155 · XXV. Six bassins , partie de vermeil , partie d'argent · texte numérisé non relu

XXV. Six bassins , partie de vermeil , partie d'argent

XXyi, Un grand bâtoii de chantre, de vermeil, semé de fleuçs de lys. Un autre bâton un peu moins grand. Deux bâtons d'argent pour les bâtonniers. Deux cuillères de jaspe

garnies d'argent.' Un orgue de moyenne grandeur, dont les tuyaux étaient d'argent.

XXVn. Le grand livre des Évangiles écrit sur du Vélin en lettres dor , ayant un couvercle d'or du poids de 58 marcs 4 onces , semé de perles et de pierreries. Le missel écrit de même , en avait un de vermeil , du poids de 26 marcs , et le grand psautier, un autre du même poids.

XXVnL Le livre de la vie de saint Martin , d'un caractère fort antique , était couvert de plaques d'ivoire et d'argent. Le livre des évangiles, dont on se servait plus souvent, avait un couvercle d'argent du poids de 33 marcs. Celui des épîtres un semblable. Celui des collectes en avait un du poids de 40 marcs. Celui des capitules un de 19 marcs. Presque tous ces couvercles étaient semés de perles et de pierreries.

XXIX. Deux couvertures de custode de drap d*or, relevées en broderies et enrichies de perles.

XXX. Quatorze parements d'autel de drap d'or relevés en broderie , la plupart semés de perles.

XXXL Vingt-une chapes de drap d'or frisé. Trente chapes de velours à fond d'or et à ramages , quatre-vingtsept chapes de différentes couleurs , de satin et brocard à fleurs d'or avec leurs orfrois et chaperons en broderie de fin or.

XXXU. Treize ornements sacerdotaux complets pour les messes solennelles , de drap d'or frisé , velours et satin à fond d'or, de même que les chapes relevés en broderie. Douze autres ornements sacerdotaux un peu moins riches, tous complets. Chaque ornement était composé de vingt- une pièces, qui sont: une chasuble, deux dalmatiques et deux tuniques , quatorze tunicelles et deux chapes , pour les vingtun officiers qui servaient h l'autel aux jours des fêtes les plus solennelles.

XXXIII. Une chasuble de drap d'or , semée de perles et de pierreries , avec son étole , manipule , parement d*aube et d'amicts enrichis de même.

XXXIV. Soixante-trois aubes parées de pièces de drap d*or, relevées en broderies de même que les ornements. Cent-cinq amicts parés de même que les aubes.

Les aubes non parées , les nappes d'autel, les ornements plus communs dont on se servait tous les jours , ceux qui étaient destinés pour les messes privées, et tous les autres meubles qui sont nécessaires à une grande église , dont celle de Saint-Martin était abondamment pourvue, qui furent aussi pillés par les huguenots, ne sont point compris dans cet inventaire, non plus que les pierreries , les perles et les autres pierres précieuses, dont le dénombrement ne pourrait être qu'ennuyeux pour le lecteur.

Parmi les articles mentionnés par cet inventaire , plusieurs n'étaient d'aucun usage dans la basilique , et ne s'y conservaient que comme objets d'art , de prix ou d'antiquité. Telles sont certainement les deux figures de divinités païennes désignées au numéro X , et qui , au milieu de tant d'objets sacrés , représentent assez bien les visions diaboliques jetées au travers des miracles de la vie du saint. Tels sont encore plusieurs des joyaux indiqués au numéro XVII, comme par exemple la coupe de Charlemagne et le drageoir d'agate. C'étaient apparemment autant de dons offerts par la munificence des princes et des seigneurs.

Au sujet de la croix patriarcale dont parle le numéro XII^ une note de l'historien nous l'explique.

Depuis que les papes eurent , comme nous l'avons vu , pris en personne, possession de l'église de Saint-Martin, elle fut honorée du titre d'église patriarcale. Plusieurs de nos rois, entre autres François I" et l'Université de

I*iiri8 l'ont lioHorét' de en tilre, dans les lettres qu'ils ont l'ait adresser à son chapitre.

Heveiions maintenant aux hu^euols et à leurs lugubres vvploits.

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