‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 2)Chapitre 11 sur 108 · thermidor an XII (23 août · texte numérisé non relu

thermidor an XII (23 août

sciences et des belles-lettres, remportés au concours général des lycées de Paris. Zoé Ducros, non pas Du* cros le berger, dont il a été question précédemment, mais un jeune Breton de Belle-Isle, qui, en 1805, fut pfoclamé de la sorte, à l'honneur du lycéer Impérial, Zoé Ducros était un barbiste de la veille. Il avait dû à ses éclatants succès dans notre collège l'avantage de devenir boursier du gouvernement.

Le Prytanée et Sainte-Barbe eurent, indépendamment de tout cela, leurs distributions particulières. Celle de Sainte- Barbe avait lieu sous une tente dans la grande cour du collège, ou bien dans la nef de l'église Saint-Benoit. On y faisait le rappel des succès rapportés du dehors par les élèves de la maison, puis on décernait les récompenses méritées à la suite des exercices intérieurs.

Il y eut pendant plusieurs années deux prix d'excellence (un pour chacune des deux sections de l'établissement),, que les sujets les plus accomplis recevaient par les suffrages de leurs condisciples, et ces suffrages étaient recueillis au scrutin. C'était, malgré l'apparence exclusivement républicaine de la chose, un retour aux usages d'avant la Révolution. On lit en effet dans les Mémoires secrets de Bachaumont * qu'un ancien élève de la Communauté de Sainte-Barbe établit dans cette maison, en 1784, un prix pour l'écolier qui, au jugement de tous ses condisciples, aurait réuni au -degré le plus éminent la science et la vertu. Le nouvelliste ajoute que le scrutin fut ouvert pour la première fois à la séance littéraire du 4 décem-

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