‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 2)Chapitre 6 sur 108 · Lettre da 22 pluviôse an XIII (11 février · texte numérisé non relu

Lettre da 22 pluviôse an XIII (11 février

qu'un but devant les yeux, il eut .pour doctrine constante de chercher à faire le mieux possible en obéissant aux lois établies, mais aussi en fuyant les moyens de succès qu'il eût fallu acheter par du servilisme. Il resta indépendant, tout en pratiquant la soumission. Il réforma ses programmes autant de fois qu'il fallut les réformer ; et lorsque les Écoles centrales furent supprimées, à la fin de l'an XII, sans attendre qu'on le lui dît, il envoya cent élèves aux lycées Napoléon et Charlemagne, qui remplaçaient les Ecoles du Panthéon et de la rue Saint-Antoine. Sa maison, par l'importance, valait déjà un lycée; elle serait devenue telle s'il avait consenti à en abandonner la' propriété. Elle comptait plus de trois cents pensionnaires. Les projets d'extension, qui avaient été le rêve de l'ancienne Communauté, s'étaient accomplis sans le concours du gouvernement, par l'intelligence d'un simple particulier : Sainte-Barbe occupait tout l'espace entre les quatre rues de Reims, des Sept- Voies, des Chiens et des Cholets. En six ans, elle avait fait plus que durant les trois siècles et demi de sa première existence. Il fallait qu'elle eût en elle un principe de vie bien puissant, pour s'être ainsi développée au souffle d'un vent peu favorable pour elle, et dont la direction changeait à toute heure.

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