Î50 HISTOIRE
de l'inspecteur en tournée , ou celle du préfet *de§ études^ se faire entendre pour dénoncer un délit.
Pendant que l'aile de la rue des Sept -Voies était ed construction 9 Montaigu^ dont on avait fait une prison militaire depuis le commencement du siècle (des barhistes en ont tàté étant élèves de TËcole polytechnnique, et d'autres se rappellent qu'en 4809 et 18f0 M. de Lanneau y allait rendre visite au général Ma^ rescot, son camarade de l'École militaire, emprisonné à raison de la capitulation de Baylen), Montaigu dono fut enlevé à sa dernière destination, et ses vieux bâti* ments restèrent vides^ en attendant qu'on les jetât pai!^ terre. Une occasion unique s'offrit ainsi pourleCoUégi^ de prendre un accroissement dont il pressentait qu'il aurait bientôt besoin; car en réunissant Montaigt; à son domaine, il se fût procuré non-seulement âe l'espace, mais encore une immense façade sur la place du Panthéon. Le Directeur plaida chaudement pour ce parti, assez chaudement pour y amener le Conseil d'administration, qui n'en voulait point enten-» dre parler d'abord. Mais à peine s'était-on décidé^ qu'il s'ébruita que le gouvernement avait jeté les yevLit sur le terrain de Montaigu pour y transférer la bibliothèque Sainte-Geneviève. Sainte-Barbe se récrie j elle se rend en corps chez les' deux ministres que cela concernait; elle les touche en leur peignant le dommage qui résultera pour elle de la construction d'une bibliothèque qui va la masquer et l'étouffer; elle est admise à négocier l'achat de Montaigu avec l'administration des Travaux publics.
Le Conseil de la Société ne s'était embarqué dans l'afTaire que sur la foi d'une certaine estimation. Le
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piix du ministre des Travaux publics étant beauëoup plus fort, la négociation est rompue, abandonnée à tout jamais^ malgré les supplications, . les regrets de quelque$-uDS. Sainte-fiarbe se passera de Montaigu. > L'administration de la Guerre, cependant^ fait imne die se ressaisir du vieux collège abandonné. Nouvelle alarme pour le nôtre. Va-t-on de nouveau être exposé aux regards plongeants d'une population sinistre, où bien aura-t-on pour voisins les fiévreux d'un hôpital militaire? On se repent alors d'avoir repoussé la bi* bliûthèque, voisine honnéfe, tranquille, saine, parfai* (ement convenable pour un collège; on conçoit la pensée audacieuse d'en ressusciter le projet, et, grâce aux intelligences qu'on a dans les hautes régions du pouvoir, on y réussit; et vingt-sept députés barbistes de toutes les opinions, des mécontents contre le mi** nistère et des opposants quand même, qui cette fois fois changent de rôle, des radicaux non barbistes, mais subjugues par les barbistes, forment la majorité qui vote la loi du 7 juin 1843*, consacrant l'étroite et perpétuelle union de Sainte-Barbe et de Sainte* Geneviève, substituée à l'antique Montaigu.
Tout n'est pas encore fini. L'alliance avec le Gou-veruement a été à la condition que le Gouvernement donnerait à Sainte*Barbe Une entrée du côté du Pan* théon. 11 faut que cette partie du traité s'exécute. Le Directeur et le Conseil vont avoir à dépenser encore une année en démarches, en négociations, en transactions de l'espèce la plus difficile, et finalement Ton n'en pourra sortir qu'au moyen d'une seconde loi ,