Le texte est à la suite du factura
parmi les sujets de toutes les nations de l'Europe qui auront reçu le grade de maître es arts en l'Université de Paris. Us publieront chacun le programme de leur enseignement y et le principal veillera à ce que cet enseigneraient soit conforme à la foi catholique, à la religion chrétienne, aux dogmes et à la discipline de l'Église, aux canons des conciles, aux décrets des souverains pontifes, aux sentences d^ Pères, aux statuts des évéques, aux édits ou arrêts des rois et des cours souveraines, à la doctrine du clergé gallican et de l'Université de Paris. »
L'Université fit semblant de dédaigner une bravade qui ne pouvait avoir de suite que si elle perdait son {H*ocès. Elle continua à garder le silence vis-à-vis de soaa adversaire, et ne s'occupa plus d'autre chose que de solliciter des ajournements , tenant en réserve , pour le lancer au dernier moment, un contre-mémoire que nous n'avons pas pu retrouver. Elle fit si bien, que le procureur général ne déposa pas ses conclusions avant le 31 juillet 1724, et que la Cour rendit son arrêt seulement le 25 mars 1725. Les conclusions du procureur général furent favorables de tout point aux demandes de Simon Menassier : l'arrêt du parlement fut lavorable de tout point aux désirs de l'Université. Le fruit de trente années de méditation, de démarches et de sacrifices fut pour le malheureux principal de s'entendre taxer publiquement de déraison , d'insolence , voire même de mauvaise foi, et d'être condamné aux déi>ens solidairement avec sa curie et son peuple, le poids de la peine ayant été imposé à la communauté tout entière, sans que la somme pût être em-
ployce sous aucun déguisement dans les comptes du collège*.
Une grêle qui détruit en quelques minutes l'espérance de la moisson j une bataille qui entraine la perte d'une couronne , ne frappent pas leurs \ictimes d'un coup plus douloureux. Simon Menassier cependant revint du Palais moins abattu qu'excité à ramener ses adversaires dans le champ clos de la justice. Un procès qu'il voulait faire naître sur un prétendu reste de compte entre l'Université et le collège, ne lui attira que des risées*. Alors il ajourna ses projets de vengeance. Renfermé dans le travail du cabinet, il écrivit des notices historiques, des inventaires, des règlements, toutes sortes d'opuscules dont Sainte-Barbe fut constamment le sujet, et dont il fit les confidents de son inextinguible indignation aussi bien que de sa confiance imperturbable dans l'avenir*. Puis la fatigue
i. Inventaire des titres du collège, Archives de l'Empire, S. 6351 bis; Archives de l'Université, Reg. 43, fol. 28 et 108; IMs. de la bibliothèque Mazarine, 1935 F. fol. 33 et 36 ; Registre du parlement, X. 3452, p. 50.