‹ Histoire de Sainte-BarbeChapitre 50 sur 117 · Papirius Masson , cité par Barbosa · texte numérisé non relu

Papirius Masson , cité par Barbosa

4. Épitre à Antoine de Gouvéa, à la suite du poëme intitulé : Lutetix Parisiorum descriptioy authore Eusthatio a Knobeldorf ^ Prutheno, Paris , Wechel , \ 543.

5. Epigramme de Muret, dans le Flores epigrammatum ex optimis qinbusque autoribus diligenter excerpti per Leodegarium a Qtiercu,

ëpigramines du temps où; déjà professeur à Sainte- Barbe (il y enseigna dès 1 527), il perfectionnait ses études par la lecture constante des auteurs.

Sur ce que son frère Martial lui avait demandé quelque chose de lui pour mettre dans son propre recueil :

Frater amice, tibi nostro dare carmina libro. Esset in argutum mittere ligna nemus.

A son frère André, qui avait pris pour lui un lièvre envoyé à l'adresse d'Antoine :

Accepi, frater, leporem, tibi ponitur : annôn Id vere est leporem perdere et accipere ?

Sur ce que Jacques de Teyve ne voulait pas croire qu'un élève d'esprit épais fût coupable d'un vol à la cuisine, dont il était soupçonné :

Sepositàs epulas média invenisse culina, A stupido factum Tevius esse negat.

Sepositàs epulas, Tevi, invenisse culina, Nare valere quidem, mente carere puto.

A Clément Marot, dont il avait traduit en vers latins plusieurs pièces légères :

Marotte, magnum os Gallise,

E gallicis tuis bonis

Latina si facio mala,

« Ignosce barbaro ethôspiti.

• Nous citerons encore deux distiques de l'une de ses

épîtres, pour prouver qu'Élie Vinet*, et tous les bio-

i . Lettre à Schott , déjà citée.

graphes après lui se sont trompés en ne donnant à Antoine de Gou\éa que deux frère&> au lieu de trois :

Très vidi fratres, très me videre sorores, Sorsque tui partus ultime, mater, ego.

Gallia très studiis florens ignobilis otî Ceperat : accessi quartus et ipse tribus *.

Ainsi un quatrième Goiivéa, de la branche d'Ayala, se plaçait par sa naissance ayant Antoine, et vint à Sainte-Barbe en même temps que Martial et André. Quel était son prénom? Nous avons lieu de croire qu'il s'appelait Jacques, comme son oncle; du moins un Jacques de Gouvéa, appelé de Paris à l'université de Coïmbre, y régenta en grammaire de 1539 à 1556 : il fut depuis professeur de théologie et cha^ noine à la cathédrale de Lisbonne. On Ipeut faire difficulté toutefois de le rattacher à la branche d'Ayala, dont tous les membres étaient nés à Béja, tandis que lui naquit à Çoimbre*.

Un troisièmç Jacques de Gouvéa, qeveu aussi de l'ancien, mais par uii frère de celui-ci, est distingué dans nos fastes universitaires panlé surnom de Junior. Il fut pendant six ans principal de Sainte-Barbe: Tout ce qui le concerne aura sa place dans l'histoire de son administration.

Pour les autres Gouvéa qui firent leurs études à

4 . Ces vers et tous 'ceux qui précèdent sont tirés du recueil imprime à Lyon , chez Sébastien Gi^yphe , Antonii Goveani epigrammata.

2. Leitao Ferreira, Noticias chronologicas da universidade de Coimhra , p. 4S4 et suiv.

Paris, nous n'avons que leurs noms et la date du serment qu'ils prêtèrent à la Faculté des arts lorsqu'ils reçurent leurs lettres de scolarité. Roch et Simon jurèrent en 1525; Dauiien, Jean et Michel, en 1527; Jacques Rodriguès en 1533. Il est singulier que ce dernier soit indiqué sur le registre commet nalif du diocèse de Paris. Enfin, un Antoine de Gouvéad'Évora commença un cours de philosophie en 1 542*.

En dehors de cette plantureuse lignée, voici les noms portugais qui se présentent.

Jacques de Teyve, le Te\>ius nommé dans Tune des épigrammes qui précèdent. Il vint très-jeune en France, enseigna à Paris, à Bordeaux et à Coïmbre, et songea dans sa maturité à doter son pays d*une histoire en latin, dont il n'écrivit qu'un épisode : le siège de Diu par les Turcs. Ses discours et ses vers, réputés admirables par les auteurs portugais*, et loués aussi par Théodore de Bèze', ne se trouvent point dans nos bibliothèques publiques*.

Une étroite amitié, qui dura toute la vie, s'était formée à Sainte-Barbe entre lui, Antoine de Gouvéa et Buchanan. Elle a inspiré à ce dernier un jeu d'esprit charmant' :

Si quidquam, Goveane, "fas mihi esset Invidere tibive Teviove,

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