I-'iia lu tutto serarico in ardore
L'altro per sapieoza io terra l'ue Ui cherubica luce uno splendore.
Dante, /'aradis, c. XI.
dique, de propager la science de la vérité, de la défendre et de l'enraciner. Ni l'un ni l'autre ne manqua à sa mission ; et tous deux dès leur adolescence, et dans le cours de ce demi-siècle dont nous parlons, enfantèrent à l'Église peutêtre plus de saints et de docteurs qu'elle n'en avait possédé, dans un aussi court intervalle, depuis les premiers siècles de son existence. Sur les pas de saint Dominique, de ce saint athlète de la foi, de cecoadjuteur du laboureur éternel \ se précipite tout d'abord le B. Jourdain, digne d'être son premier successeur, comme général de son ordre; puis saint Pierre de Vérone ^ décoré du titre de Martyr comme par excellence, et qui, assassiné par les hérétiques, écrivait sur la terre avec le sang de ses plaies, les premiers mots du symbole dont il proclamait la vérité au prix de sa vie ; puis saint Hyacinthe ^ et Geslas son frère, ces jeunes et puissants Polonais que la rencontre de saint Dominique à Ptome suffit pour faire renoncer à toutes les grandeurs terrestres, afin de porter cette nouvelle lumière dans leur patrie, d'oii elle devait s'étendre avec