MONUMENTS DE SAINTE ELISABETH
Nous désirons réunir sous ce titre toutes les indications que nous avons pu recueillir dans le cours de nos recherches et de nos voyages à Tintention de notre chère Sainte, relativement aux églises et fondations diverses élevées en son honneur, ainsi qu'aux œuvres d'art qui lui ont été consacrées. Nous sommes assurément bien loin d'avoir pu connaître tout ce qui existe encore, et nous ne prétendons donner ici que le résultat de nos observations personnelles pendant quelques années de voyages et de recherches.
Afin de présenter au lecteur catholique un résumé complet de tout ce qui, à notre connaissance du moins, rappelle d'une manière sensible le souvenir d'Elisabeth, nous commencerons par répéter l'énumération de ses reliques et des objets qui lui ont appartenu , tels qu'ils sont aujourd'hui dispersés de par le monde.
:U s APPENDICK.
); I. HhXlQUES DE LA SAINTE ET OBJETS QUI LUI ONT
APPAUTENr.
On voit à :
Besançon. A Fhôpital Saint- Jacques, son crâne presqi entier.
Phaiîle. a la métropole de Saint-Vit, un os de son brai une dent et une portion de son crâne, qui y furent apporti tlès 1232, selon Pessina, cité par Pray.
Vienne. A la métropole de Saint- Etienne , une reliqu placée dans le trésor par Tévéque Philippe-Frédéric, coral de Breuner.
Au couvent des Clarisses, une portion du corps, extraite d sa chûsse de Marbourg en 1588 par Tarchiduc Maximilie d'Autriche, grand maître de TOrdre Teutonique, et donné par lui à sa sœur Élisabetli d'Autriche, venue de France Celle-ci les déposa au couvent des Clarisses de Vienne, ains que le prouve un diplôme de Tarchiduc, du 1 4 janvier 1 609 '
BiiESLAU. Une portion de son crûne; Le bâton sur lequel elle s'appuyait en descendant de 1; Wartbourg : il est en bois noir, enchâssé d'argent : de
' Prav. DfsBert. pnrvia. § xi.
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bandes d'argent en spirale contiennent un récit abrégé de sa vie et la généalogie de ses descendants. Il est représenté dans une gravure de la collection de M. Guénébault.
Bogota, dans TAmérique méridionale. Une portion de son crâne, donnée en 1572 par la reine d'Espagne Anne d'Autriche, quatrième femme de Philippe II, à Fray Luis Zapata de Cardenas, second archevêque de Santa- Fé de Bogota, lequel, en 1572, transporta la précieuse relique dans son église métropolitaine, où elle existe encore. L'archidiocèse de Bogota a pour patronne principale sainte Elisabeth. Nous devons ces détails à la bienveillance de M^ Manuel-Joseph Mosquera, archevêque de Bogota, confesseur de la foi, exilé par les persécuteurs de la liberté de TÉglise, et mort dans rexil, à Marseille, en 1853.
Altenberg, abbaye supprimée, près Wetzlar, appartenant au prince de Solms : dans l'église encore conservée, on voit un fragment de l'avant-bras droit, dans un reliquaire sur le maître-autel.
Sayn, près de Coblentz, château des prinCes de Sayn-Wittgenstein. Dans la chapelle, Tos du bras droit de la Sainte, moins le quart inférieur, provenant de Tabbaye d' Altenberg; la dernière abbesse, madame de Bode, lors de la sécularisation en 1803, remporta, et en fit don au comte de Boos-Waldeck , qui l'a cédé à la princesse Léonille de Wittgenstcin en 1851.
Coblentz. Au couvent des sœurs de Saint-Charles, portion
de 1:» chemise que la chère Sainte a te donnant la discipline, ayant la même de Sayn.
BllAU^PRL3. Au château du prince de noces de la Sainte, renfermant un gren; lieu, selon la tradition, au moment où rait loin d'elle à la croisade : v. t. I, p
2" Une chasuble en velours rouge, i la Sninle, et où l'on voit les lions di brodés sur la partie postérieure ;
3" L'aiguière d'argent avec laquelle »
pauvres, avec cette inscription sur le tttnctm Eligabethte ;
4° Sa chaise, aux armes de liesse, suspecte, et sa table.
y\\Di;cHS. Sa robe de noces cl le re toujours sur elle,
ToNGRES. Son voile.
RnFi'RT. Son verre.
MMtnouHG. Une tapisserie brodée l'histoire de l'Enrant prodigue.
IUli. et Vii,vonoE. Deux images mi:
Vierge, qui lui ont appartenu, et qui ont été apportées en Belgique par sa fille Sophie, duchesse de Brabant.
ÂLSENBERGHE près Bruxelles. Une autre image de la sainte Vierge, qui aurait été apportée en Belgique par la Sainte elle-même, selon une tradition locale qui ne s'accorde avec aucun des faits constatés de la vie d'Elisabeth. L'église où se trouve cette image est, comme celle de Hall, d'un beau style ogival.
Une autre bague de la Sainte était conservée dans le musée de Gotha. Le duc Ernest le Pieux, quoique protestant, y attachait le plus grand prix, et regardait cette relique comme l'égide de sa maison. Elle a disparu depuis quelques années.
Son livre d'heures et sa ceinture étaient autrefois au couvent de Saint-Nicolas à Eisenach : selon Paullini, auteur des annales d'Eisenach (1698, p. 42), ces objets précieux furent vendus à un Italien nommé Gaspard Gerandini, marchand à Nuremberg, qui les emporta en Italie. Gori, dans son Thésaurus veter. Diptychorum, t. III, p. 116, représente la couverture sculptée d'un psautier donné par la Sainte à l'église de Frioul, unie au patriarcat d'Âquilée, dont son oncle Berthold était titulaire.
La ceinture de la Sainte est en la possession de l'auteur de ce livre. Il la tient de M. Schaffner, curé de Saint-Pantaléon de Cologne, qui la lui a transmise en 1844, avec des certificats d'authenticité. C'est une bande de cuir revêtue en certains endroits de velours rouge.
34 2 APPENDICK.
Le jésuite hongrois Pray rapporte une tradition ancici qui veut (lu'une partie notable des reliques de la Saiote été transférée chez les Clarisses de Bude , mais avoue qi n'a pu en retrouver la preuve.