AM>E^DIC
1311. La Wartbouhs. Couvent
invocation, fondé par Frédéric le
1332. GniMMENSTEiN, près de ( Ëlisabctli, fondée par Élisabell), ve
4337. Floremce Église et cou\ S.-Fraiicesco, aujourd'hui modem
13(1 MoNS. Église de Sainle-ËI beth d'Anloing, dame de Verchi 1 51 6 ; vaste, mais vandalisée par ](
1.378. Oberspeir en Souabe. M< Tiers-Ordre, portant son nom, fon
1394. EisENACH. Chartreuse diti d'Iiui rasée.
Vers UoO. Parme. Église et c Tiers-Ordre de Saiut-Fraiiçois, dil fui reconstruite en 1621. Elle sert profanes.
1450. AvESKES, Hôpital de Saint Filles-Dieu du Tiers-Ordre : chapi Jeanne d'Albret, veuve de Charles
■ SaellUriu*, HJat. tiolh., p. 40.
. 1460. AiNVEBS. Chapelle de son nom dans la Kaiserstraet,
U66. Tachau, en Bohême. Couvent d'Observantins, dit de
Sainte-Elisabeth, fondé par la ville,
■éfc 1487. Rome. Église et hospice de Santa-Elisabetha dei Fornari Tedeschi , vis-à-vis la porte latérale de S. Andréa délia
Il Valle : dotée par Innocent VIÏI; appartient à l'ancienne confrérie des boulangers allemands.
4493. Grenade. Eglise et couvent de Santa-habel la Real,
fondés sur le site du jardin maure dit Dala/tona, aussitôt après la conquête de Grenade par Isabelle la Catholique, en l'honneur de sa patronne. Le portail latéral de l'rglise ofifre un curieux exemple du style gothique fleuri en Espagkie; on y voit le joug et les faisceaux, emblèmes des doux illustres époux, Ferdinand et Isabelle, qui portèrent les premiers le titre de rois catholiques, A l'intérieur, on remarque une voûte en incrustations. L'autel est au sommet d'un escalier trèsélevé, et a un retable en sculpture coloriée. Isabelle avait doté sa royale fondation de cinq cents fanegas de blé et de trois cent mille maravédis. Il y avait quarante religieuses avant la spoliation sacrilège des monastères de l'Espagne. En 1843, il n'en restait plus que vingt-deux, condamnées à s'éteindre successivement sans pouvoir recevoir de novices, et en luttant contre la faim, par suite de la suspension indéfinie des chétives pensions qui leur avaient été attribuées en échange de leurs biens confisqués.
1493. SÉviLLE. Église et couvent de Santa-Isabel , fondés
m APPENDICE. 349
tJiSaini-Sauveur. Voyez la vie de cette mère, par le R. P.
Kii Alexandre, Récollet. Lyon, 1691. A Tépoque de la révolution
■fcil y avait quatre-vingts religieuses.
^ Le troisième, sur la colline de Saint-Clair, fondé en 1666 par le marquis de Coligny et sa femme.
Ces trois monastères subsistèrent jusqu* en 1792. En 1815,
pj celles des religieuses des trois maisons qui avaient survécu
^ aux orages de la révolution et de Tempire, se réunirent pour ne former qu'une seule communauté, dans une maison située
i dans Tenclos des Chartreux. Le ciel a béni leur constance. Leur nombre a augmenté au point de les obliger à se transporter dans une maison plus vaste, à la Croix-Rousse, rue Saint-Pothin, où elles s'établirent, au nombre de Irente-deux, le 17 décembre 1831 , où elles s'appliquent à mener la vie cachée, mais si éclatante devant Dieu, dont leur auguste patronne leur a donné le modèle.
Roanne. i Monastères du Tiers Ordre et du nom deSainte- AviGNON. < Elisabeth, fondés par des sœurs de la mai- Mahseille. f son-mère de Lyon, de 1617 à 1650.
1637. Sablé, dans le Maine. Couvent fondé par Philippe- Emmanuel de Laval de Bois-Dauphin, marquis de Sablé, et Magdeleine de Souvré, son épouse.
1637. NoYEN, près Sablé. Communauté, fille du couvent de Sablé, fondée par Marguerite de Lannoy, sœur du marquis de Querveno, et supprimée en 1771. La maison sert aujourd'hui aux Sœurs.
320 APPKNDK.H.
1636. Braumont-le-Vicomte. Couvent fondé par les s et dame des Brunelières. 11 y avait vingt- neuf religieuse 1697 Supprimé par Tévéque du Mans, Charles de Froul:
1657. ViLVORDE, en Brabant. Couvent des Carinélitr:: chaussées, ioiidé en l'honneur de sainte Elisabeth, par guerite-lsabelle de Mérode, comtesse de Middelbourg, ' du comte d'isenghien, fdle de Philippe, comte de Méroi de Jeanne de Montmorency.
1680. Brkslau. Chapelle de Sainte-Elisabeth, ajouté cathédrale par le cardinal Frédéric de liesse, prince-é' de Bri'slau, descendant en ligne directe de la Sainte, el verli à la Foi de ses aïeux en 1636. Cette chapelle en m blanc est très-richement ornée de sculptures dans le gc ce temps, parmi lesquelles on remarque une statue très de la Sainte.
1692. BuDK. Couvent et hospice de son nom, aux capu aujourd'hui aux religieuses du Tiers-Ordre.
1692. Gr.etz. Couvent et hôpital de son nom, aux gieuses du Tiers-Ordre, dites Elisabéthines ^ fondés pai simple religieuse, Marie-Joséphine de Stein, avec les sec de la princesse de Lichtenstein.
1709. ViE.N.NE. Couvent et hôpital de son nom, aux £ béthines, fondés par la même religieuse que celui de Gr existe aujourd'hui.
1718. PitAUUE. Couvent d*Élisabétliines » avec hôpi
fondé par Marguerite, comtesse de Waldstein, née comtesse Czernin.
1750. Brunn. Couvent d'Élisabéthines, fondé parla comtesse de Waldorf.
SANS DATE CERTAIXE.
Rome. A l'église des Douze-Apôtres, chapelle latérale en son honneur.
Venise. Église de S.-Elisabetta dei Lido, appartenant à une congrégation de prêtres séculiers.
Assise. Vasari, dans la vie de Simon Memmi, indique une chapelle de S.'Elisabetta, dans Téglise basse, alf entrar délia porta che va nelle cappelle.
Florence. Couvent dit délie Convertîtes assez considérable, dans le quartier de S.-Spirito ; existe encore. Chapelle de Sainte-Elisabeth , à Santa-Maria Nuova.
Bale. Petite église de Sainte-Elisabeth, d'un gothique mélangé et incomplet, attachée autrefois au monastère de Samte- Marie-Madeleine, aujourd'hui caserne.
Bamberg. Église de son nom.
Munich. Église et hospice de son nom, desservi par les Élisabéthines.
Œuvres. TIil. ~~ Sainte Elisabeth, ii. 21
su APPEMDfCI
CoBLBKTZ. Couvent de son nom, d'hui transformé en h6piul. Les de France , y ont été installées le i la fête de notre Sainte, par le soin liques de la ville.
Bruxelles. Couvent de Sainte-1 semé.
Lierre en Brabant. Hospice et crés, avec un cloître asseï joli , de '
Gand. Le grand Béguinage, pi; comme presque tous les béguinagei la porte d'entrée sa statue, avec ce ginœ Elisabethœ sacrum. Très-vaste
Bruges. Le Béguinage, avec l'ég modèle des établissements de ce \ situation, ainsi que par la paix et le caractère primitif de l'arcbitecture serve.
Ypres. École et chapelle de son a
Cambrai. Autrefois paroisse de Sa Autel de son Cœur à la catbédraU
Saint-Quentin. Église et couvent par les seigneurs de Moy.
APPENDICE. 38î
Le Buiron, près Château-Gontier, en Anjou. Couvent des Sœurs du Tiers-Ordre : aujourd'hui détruit.
A^ONTENAY-LE-PiERREUX, commune de Soligny, canton de Nogent en Champagne, il y a une fontaine dite de Sainte-Élù sabeth, renommée pour la guérison des fièvres. Près d'elle se voit une chapelle dédiée à sainte Elisabeth, à laquelle les habitants attribuent la vertu de préserver des maladies ceux qui y faisaient des pèlerinages et buvaient à jeun Teau de la fontaine. (Collin, Statistique du canton de Nogent, dans V Annuaire de l'Aube pour 1836.)
S m. MONUMENTS DE PEINTURE.
Munich. Dans la collection Boisserée : figure de la Sainte par un anonyme de l'école de Cologne : pleine d'expression et de sentiment : la Sainte, en habits de veuve, donne un vêtement à un pauvre d'une taille beaucoup plus petite que la sienne. (Reproduite dans notre collection des Monuments , no VI.)
A la galerie royale : figure de sainte Elisabeth, en pied, par Holbein ; a été publiée à Paris , en chromo-lithographie.
Marbourg. Peintures sur bois, attribuées à Albert Durer» mais plus anciennes , représentant les diverses scènes de sa vie.
Nuremberg. A la galerie Saint-Maurice : tableau sur bois qui représente la Sainte, par un anonyme de l'école de
Cologne. A l'église de Saint-Jacques, figure de la Sainte dai un vitrail du chœur.
ScHWABACH, près Nuremberg : figure de la Sainte, attriba< à Michel Wohlgemuth, le maître d'Albert Durer.
Cologne. Figure de la Sainte sur l'extérieur du grand r table de la chapelle du chœur de la cathédrale où est eoter Farchevéque Conrad de Hochsteiten. Elle est peinte sur toi collée au bois, attribuée à maître Guillaume ■ , et tout à fi digne de ce maître.
Parmi les magnifiques vitraux de la cathédrale, on en di tingue un, dans le bas-côté de la nef, qui représente saie Elisabeth toute vôtue de blanc, de grandeur naturelle : à s pieds, on voit Técusson de Thuringe, d*azur, au lion rampa d'argent. (Collection des Monuments, n<> x.)
A la chapelle de Guttenberg, au royaume de Wurtemberi plusieurs anciennes peintures et bas-reliefs représentant d< traits de la vie de la Sainte, ont été décrits avec soin pi M. Jager, dans le Kunstblatt, n«» 19 et 20 de 1829.
Bale. Au musée adjoint à la Bibliothèque : grand tablea d'un peintre anonyme de la fin du quinzième siècle, et d récole du haut Rhin : notre Sainte y est représentée en pied soulevant son pauier de fleurs, du geste le plus gracieux; ell tourne le dos au spectateur, de manière à ne laisser voir qui
* Passavant, Kunstreise, p. 407.
son profil, mais en même temps ses beaux cheveux flottants. Elle est vêtue d'un surcot de velours cramoisi, bordé et doublé d'hermine au-dessous , et d'une tunique de velours bleu. (Collection des Monuments, n^ ix.)
KcBNiGSFELDEN, cu Suissc. Parmi les vitraux de l'église de l'abbaye, fondée par Agnès, reine de Hongrie, sur le site où son père l'empereur Albert fut assassiné , on en voit un sur lequel est représentée sainte Elisabeth debout, tenant à la main la double croix blanche des armes de Hongrie ; à sa droite et à sa gauche, sont le duc et la duchesse d'Autriche à genoux, qui l'invoquent. Ces vitraux ont été faits de 1325 à 4335, et sont d'un très-beau caractère.
Bruges. Deux figures de la Sainte, par le célèbre Hemling : l'une en grisaille sur le volet de son beau tableau du martyre de saint Hippolyte, à Saint-Sauveur; l'autre, comme patronne de la donatrice, dans le tableau du baptême de Notre-Seigneur, à l'Académie des beaux-arts. Il est à regretter que cet admirable peintre ait si peu étudié le caractère et la vie de la Sainte ; il n'y a dans ces figures rien qui réponde à l'une ou à l'autre : il en a fait une vénérable matrone.
Venise. Parmi les miniatures du célèbre et admirable Breviani Grimani, à la bibliothèque de Saint-Marc, attribuées à Hemling et à d'autres peintres de l'école belge , on voit une vignette qui représente Elisabeth donnant du pain et des vêtements à un pauvre ménage, tandis qu'un ange plane sur sa tête et lui apporte deux couronnes du ciel. (Collection des Monuments, n^ vu.]
3t6 APPENDIC
Florence. A l'Académie des be; enlouré d'une auréole en or mat, drea Orgagna, qui représente F.
Mints et saintes. (Uonuments, n figure de la Sainte , en pied , tenai teau, dans un grand tableau de Fi de Fra Bartoloouneo, qui représec sa ceinture à saint Thomas.
A l'église de S.-Jacopo de Rtpoi Couronnement de Notre-Dame, Sgure de sainte Elisabeth , en pi< ments, n" v.)
A l'église de S.-Elisabetta, dite û qui représente saint François d' saints ; on la voit également vëtuc des roses dans son manteau.
PÉROUSE. Depuis que la prem paru , nous avons eu le bonheur d tion de l'Académie des beaux-ar cieux monuments de l'art cbrétiei dans le premier, qui est un grand de Giotto, peut-être de son princ est représentée ù gênons au-dessc sainte Vierge et l'enfant Jésus ; ell avec sa couronne royale sur la tt son manteau plein de roses. Plus '.
pauvre femme dans son hôpital.
Le second tableau est du bJenb
Piesole : elle est représentée toute jeune, avec ses fleurs dans sa robe. Ces deux tableaux ont été gravés avec un texte explicatif dans notre collection des Monuments de sainte Elisabeth, (Nom, II et IV.)
CoRTONE. Au monastère de Sainte- Marguerite, elle figure dans un tableau très-médiocre de Jacopo d*Empoli.
VÉRONE. A la chapelle del Monte délia Pietà, aujourd'hui détruite, Domenico Morone, Tun des bons peintres de la primitive école vénitienne, avait représenté Fhistoire de la Sainte de manière à mériter de grands éloges de la part de Vasari.
A S.-Bemardino , dans la môme ville , on voit encore un grand tableau de Paulo Cavazzuola ou Morando, qui représente notre Sainte avec d'autres illustres saints franciscains , saint Louis de France, saint Louis, évéque de Toulouse, saint Bonaventure, saint Yves et saint Ëlzéar de Sabran. Vasari parle en ces termes de cette figure : S. Elisabetta , che è bellissima figura , con aria ridente, volto gratioso^ et con il gremho pieno di rose; e pare che gioisca, veggendo per miracolo di Dio, che il pane, ch' ella stessa, gran signora, portava ai poveri, fosse convertito in rose, in segno che molto era accetta à Dio quella sua urtiUecarità\ Elle est debout, en habit de religieuse, le rosaire à la main, tenant une poignée de roses dans son manteau. Madame Jamieson a donné une gravure sur bois de cette figure dans ses Legends ofthe monastic orderSj p. 528.
La Madonna delle Grazie, près Mantoue. Pèlerinage cé-
) Vasari, t. m, p. 269. 27 2, édiU 1647.
JK devant lui, à sa gauche; sain le Elisabeth, le visage tourné
■ vers le spectateur, occupe une place proéminente : elle est debout, couronnée, vêtue du manteau royal, mais avec la
i; robe grise de Franciscaine en dessous ; elle porte à la main i ses roses; elle est jeune, belle, a l'air fier et tout à fait i espagnol.
r La collection des tableaux du maréchal Soult, duc de Dal-
matie, vendue à Paris en mai \ 852, renfermait un tableau de
François Zurbaran, sous le n° 35, représentant probablement
sainte Elisabeth , debout , la tête ceinte d'un diadème d'où
s'échappent de longs cheveux noirs flottant sur ses épaules.
' Elle est vêtue d'un manteau violet, et d'une robe de brocart
tissue d'or et d'argent, qu'elle relève devant elle des deux
mains, de manière à contenir les roses qui servent à la faire
reconnaître. Elle est jeune, d'une beauté tout espagnole, fière,
mais peu idéale. Cette toile, de 4 mètre 70 centimètres de
haut sur un mètre de large, faisait partie d'une réunion de
huit tableaux de la môme dimension , représentant tous
des saintes martyres. Il est donc possible que ce soit sainte
Dorothée, que l'on représente aussi avec des fleurs dans son
giron. Elle appartient aujourd'hui à M. le comte Duchâtel,
ancien ministre de l'intérieur.
Molanus [de Imagin., 1. m, c. 48] dit que les anciens peintres catholiques représentaient sainte Elisabeth avec trois couronnes, l'une sur la tête et les deux autres à la main, pour exprimer qu'elle avait mérité une triple couronne dans le ciel, par la vie sainte qu'elle avait menée comme vierge,
épouse et veuve \ Elle a été plus souvent encore représa avec des roses dans un pan de son manteau.
M. le marquis de Fortia d'Urbain cite, dans son éditios Annales du Hainaut, 1. xvi, p. 18, un tableau de la Sa par le Titien , gravé par Nicolas Béatrice. Il ne dit pts on le trouve.
Nous devons avouer que, dans la plupart des images ( Sainte que la peinture a reproduites, nous n'avons pas trouvé le caractère qui nous semble convenir à sainte É beth. Aucun peintre ne paraît avoir étudié sa vie; pre tous, oubliant qu'elle mourut à vingt-trois ans, la repré tent comme une femme d'un âge mûr, et lai donnent en o un air triste et mélancolique qui est en contradiction dii avec les témoignages de ses suivantes et des auteurs cont porains, qui disent expressément qu'on ne put jamais, m au plus fort de ses épreuves, distinguer sur son visage I pression d'une peine durable.
Nous croyons que l'étude de la vie d*Élisabeth dans détails offrirait à un peintre chrétien une source inépuis; d'inspiration et de succès. Cette prévision a été déjà justi par M. Frédéric Mùller, jeune peintre de Cassel, qui, né d le pays que la Sainte a glorifié et ramené à la foi catbolicj lui a consacré son talent, en même temps que ce coite ten et dévoué qui parait d'un autre âge; par H. Plalz, peii
> L'auteur possède un tableau de Lucas de Lejde, ^té de iS3S, o Sainte se troifre tètae en Franciscaine, avee set trait coummt.
tyrolien , auteur de plusieurs compositions du goût le plus pur et le plus suave ; par le jeune Octave Hauser, dont nous indiquerons plus loin les travaux; par le grand et saint Overbeck, qui a daigné orner notre collection des Monuments d'un beau dessin représentant le Miracle des roses; enfin et surtout par M. de Schwind, dont les fresques sont le plus bel ornement du château restauré de la Wartbourg.