YI DÉDICACE DE LÀ DEUXIÈME ÉDITION
des vierges et des veuves de PAventin, il n'arrachera la société du xix® siècle à ses adorations monstrueuses que par la main toute-puissan^te de ses saint$.
Aucun âge ne fut plus tourmenté que le nôtre, parce que jamais la vraie notion de la sainteté ne fut plus obscurcie.
L'idolâtrie contemporaine dominante est l'idolâtrie de l'homme envers lui-même. A la vue de ses audaces , on se demande , effrayé , si le temps du désert ne va pas revenir, et si l'Église n'ira pas demain repreïidre ses fécondants labeurs dans la stérilité de quelque nouvelle Thébaïde.
Quoi qu'il advienne, Éminence, le christianisme demeurera toujours sur la terre la manifestation de l'éternelle vérité, comme la création y demeure la visibilité de la beauté de Dieu.
La foi est une semence qui ne mourra jamais en France ; aucune tempête ne la desséchera dans l'âme des catholiques, et n'en resterait- il qu'un seul grain, ce grain lèverait : la patrie n'a d'avenir que dans le triomphe de l'Église.
Après les tentatives les plus insensées, l'intervention providentielle aura son heure ; Dieu agira , et , s'il ne le fait qu'après les hommes , il aura le dernier mot.
Eminence, ces pensées sont les vôtres; vous avez passé toute votre vie à en être l'intrépide et glorieux propagateur.
Pour moi , au milieu des tristesses et des humiliations de nos consciences , je n'oublierai jamais , ce souvenir me relève l'âme, le jour où, sur une des places de Toulouse et pour donner la consécration la plus haute à ces idées , vos mains bénissantes couronnèrent la statue de sainte Germaine, et où, à votre parole, il se fit dans le cœur de