‹ Histoire de SainteBarbe, collége, communauté, institutionChapitre 136 sur 155 · Oratiuncula Parisiis habita in Athenvo barbarano · texte numérisé non relu

Oratiuncula Parisiis habita in Athenvo barbarano

dont la presque totalité fut couverte par deux grands corps de logis. L'un de ces bâtiments s'est conservé jusqu'en 1840. C'est celui qui se présentait avec son escalier posé de flanc dans une tour pentagone, et un perron sur la devanture, par où commençait la montée. M. Victor de Lanneau en fit l'infirmerie de son établissement; Robert Dugast l'avait destiné au logement du principal. Lorsqu'il fut terminé, on mit au-dessus de la porte d'entrée cette inscription commémorative 1 :

AD EXALTATIONEM DIVAE RARRARAE TVTELARIS SVAE AC SVORVM ROBERT! GASTII PRIMARII LABOR EXTREMVS ATÎNO DM. 1553. ANNO VERO SVAE A ET ATI S SEPTVAGESIMO NONO.

Le fondateur appelait cela son dernier ouvrage, parce que dans sa pensée la reconstruction des bâtiments ne faisait qu'un avec la réorganisation du collège, dont elle était le prélude.

Vu son grand âge et sa volonté si fermement arrêtée de voir Robert Certain exercer les fonctions de principal, il y a lieu de penser qu'il ne se donna pas d'autre occupation que la surveillance des travaux pendant quatre ans qu'ils durèrent. Toutefois, avec le caractère dominant qu'il avait, il est impossible que sa seule présence n'ait pas eu d'effet sur le gouvernement de Sainte-Barbe, et cet effet ne put être que

1. État des lieux en 1709, aux Archives de l'Empire, S. 0351 , liasse 42.

salutaire. îl dut tenir à ce que la bonne œuvre qu'il préparait ne fût pas gâtée à l'avance par des impressions défavorables ; il dut plus d'une fois faire entendre des conseils ou même des ordres en ce sens.

Ne nous perdons pas en conjectures lorsqu'il y a quelque cbose de positif à dire pour la louange de l'oncle et du neveu. Pendant tout le temps que dura leur association, une seule plainte fut portée contre eux, et elle était sans gravité. 11 s'agissait d'une chaire confiée par eux à un jeune homme qui n'était pas encore pourvu de son diplôme de maitre ès arts. Ils en furent quittes pour une amende, décernée avec d'autant plus de ménagement que ce fut un recteur barbiste qui prononça la conclusion *.

Ce recteur, nommé Nicolas Audouart, est Tune des illustrations du village d'Argenteuil, près Paris. Après avoir régenté quatre ans à Calvi, il fit pendant douze autres années la rhétorique à Sainte-Barbe; plus tard il exerça la médecine avec distinction. Sa magistrature se place dans l'automne de 1 556. Appelé auparavant au gouvernement de la nation de France, il s'inscrivit sur le registre des procureurs avec cette épigraphe, qu'il entendait sans doute appliquer à son talent :

Borpua; âvTYi'viop Tere^' ^Sei; a^Tre^o; v$Y).

11 en a fait lui-même la traduction en latin :

Luxurians dulces jam vitis parturit uvas*.

Nicolas Àudouart n'est pas le seul du personnel en-

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