Voir ci-après, chap. xvj
pan de la grande porte on voyait sculptées les armoiries des princes d'Orange de la dynastie de Chalon. De là la dénomination d'hôtel des Cinq Ëcus, qui lui fut donnée quelquefois 1 , parce que ces armoiries étaient formées par l'assemblage de cinq écussons. Il devait être établi avec une certaine magnificence, car sa construction remontait au règne de Charles V, qui est l'époque où l'on commença à avoir à Paris le goût des beaux bâtiments. Entre les divers corps de logis il y avait une cour, entamée du côté de la rue de Reims par de petits jardins attenant à trois masures qui ne tardèrent pas d'être incorporées à Sainte-Barbe. Après ces masures venait, sur la même rue de Reims, la façade d'une maison décorée du nom d'hôtel, et ayant pour enseigne les Trois Coulons, c'est-à-dire les Trois Pigeons. Le numérotage des maisons étant alors inconnu, pour les reconnaître on les désignait généralement par des enseignes.
L'hôtel des Coulons était la propriété qui fut acquise en 1430 par le docteur Jean Hubert 1 . Par ses dépendances, il traversairde part en part le pâté de maisons de la rue de Reims à la rue des Chiens. Sainte- Barbe en eut l'usage dès 1475, mais elle ne le posséda en propre que depuis 1556. C'est, alors qu'elle reçut le contrat de Jean Hubert dans ses archives, déjà dépouillées des papiers de la primitive administration. 11 s'y conserva, et comme il était le «eul acte du siècle où l'on savait que le collège avait commencé d'exister,
1. Archives de l'empire, S. 6528, acte de 1407 pour Montaigu contre Sainte-Geneviève.