Ci-dessus, p. 69 et
iioine de la cathédrale, fut certainement condisciple du barbiste Démocharès , ainsi que le prouvent ces vers du même Démocharès :
Nescius non sum tenerœ juventa?, Qua simul gratœ studium Minervae , Ac satis doctos tulimus magistros, Dulcis amice 1 .
Mettons donc toute hésitation de côlé. Le législateur du protestantisme français fut élève de Sainle- Barbe , et c'est à Sainte-Barbe qu'il contracta envers Cordier cette dette de reconnaissance qu'il lui paya plus tard en termes si expressifs dans la préface de son commentaire sur l'épître de saint Paul aux Thessaloniciens *. Voici la traduction de cette préface :
« Vous aussi, il est juste que vous ayez votre part dans nos travaux, puisque, ayant fait sous vos auspices mon entrée dans la carrière des lettres , j'y ai assez réussi pour devenir de quelque utilité à l'Eglise du Seigneur. Lorsque mon père m'eut envoyé à Paris, bien jeune encore et n'ayant qu'un avant-goût du latin , la Providence a voulu que je vous eusse pour professeur, pendant peu de temps, il est vrai, mais assez pour recevoir de vous la méthode rationnelle qui m'a permis ensuite d'apprendre les choses avec plus de fruit. Rappelez-vous que, de la classe de rhé-
\ . Au commencement du livre intitulé : Dm Thomx Aquinatis commentaria in très Aristotelis libros De anima, cum duplici textus interpretatione, etc. , recognîta ab Antonio Dcmocluire % Ressonco et illustrata. In-fol. Paris, Kerver, 1539. C'est encore à un Noyonnais, Pierre Mansart, qu*a été délivré le certificat d'études de Foursy de Cambrai, que nous avons mentionné p. iOi.