LA S A R D A I G \ E
faculté de nommer leurs successeurs , et défendit l’admission dans les ordres de tout homme qui n’aurait pas reçu une éducation soignée Le second, hautement protégé par Théodoric , roî des Goths, dut au crédit dont il jouissait près de lui, de succéder, en 498, au pape Anastase //. Ce fut Symmaque qui ordonna de chanter, les jours de fêtes, le Gloria in excelsis. Avant lui, le clergé vivait d’aumônes ; il fut'le fondateur des bénéfices ecclésiastiques.
L’héroïne sarde, Êléonore d' Arborée y noioins connue qu’elle ne le mérite , honore , par le souvenir d’un règne heureux et sage , les fastes d^ sa patrie.
La Sardaigne a produit beaucoup d’hommes qui se sont distingués ou par des talents ou par des services, mais dont la célébrité li’a point passé les bornes de leur pays , et celles de l’Espagne, qui les employait. Le marquis de Saint- Philippe , quia pris une part active aux événements des guerres de la succession , et en a laissé le récit, n’est pourtant pas indigne d’occuper une place dans l’histoire.
La Sardaigne oppose avec fierté aux étrangers mal informés, qui lui reprochent sa barbarie, les
' Le nom de famille du pape saint Hilaire était Crispinui. Son pontifirat fui très populaire, il consacra tous ses revenus à rembellissement des églises cl à des aumônes.
noms de^ceux de ces prétendus sauvages qui^ avant même rétablissement des deux universités , et sur- • tout depuis celte restauration littéraire, ont cultivé le champides co*naissances humaines.
On est étonné en effet d’entendre les Sardes citer un si’ grand nombre]de leurs compatriotes , qui, à ces deux époques, ont non-seulement professé î^ec distinction les mathématiques, la: physique, la métaphysique, la théologie 'et. là jurisprudence , mais qui ont donné sur ces matières des livres pleins de iriécite. ‘ ,
• La science médicale a aussi trouvé des'aüteurs sardes. Outre Farina et Aquenza , qui ont écrit sur l’intempérie, un dooteur plus moderne, don' Antonio Léo, a publié sur celle matière une' savante dissertation , et l’on doit à don JViccolo Giraldi des réflexions anatomiques fort estimées. '
La Sardaigne compt^uelques orateurs sacrés , et elle a eu , dans ses deux universités , beaucoup d’excellents professe^irs d’éloquence et de littérature.
Aux noms des Sardes , auteurs d’ouvrages d’histoire , de droit public , et d’érudition , placés dans la liste qui suit notre Introduction, savoir : Para, De Area, Bonfant, Canalès de V ?ga, Vitale , De Arquer, Nurra , Dexart, • Olives , Vico , Bacallar de Saint -Pluüppe , Stefanini , Gemelli, Cetti ' ,
' CcmeUi et Cetti n’étaient pas nés dans le pays ; mais la Sardaigne , à laquelle ils ont consacré leurs talents , était leur patrie littéraire.