VI. L’Espagne fait un armement pour reprendre la Sardaigne
— Un débarquement est opéré. — Des mesures mal combinées et la trahison du chef de l’expédition la font échouer. — Son
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mauvais succès donne lieu à des vengeances et à des peisécutioiis. — L’Espagne est entraînée, comme la Sardaigne, dans de nouvelles calamités. — Philippe est obligé d’abandonner Madrid pour la seconde fois. — yendome sauve l’Espagüe à Yillaviciosa ; yiUars sauve la France à Dcnain. — Les négociations d’Utrecht amènent la conclusion de la paix générale.
— La Sardaigne reste en la possession de la maison d'Autriche.
"Vil. Administration du cardinal Alberoni, — Maître absolu de
l’Espagne, il donne à la politique de cette puissance une impulsion nouvelle. — Son ambition et son esprit turbulent lui . font mettre toute l’Europe eu mouvement.' — Alberoni, sous prétexte d’armer contre les Turél, fait préparer en secret une ex|iédition destinée à reconquérir la Sardaigne. — Un manifeste 'annonce les motifs de cette entreprise contre l’Autriche. — La' Hotte espagnole opère un débarquement près de Cagliari , «ju’on assiège, et qui capitule après une faible résistance. — Sounjission des autres places et de tout le reste de l’ile. — Le roi d’Espagne est remis en pleine possession de la Sardaigne , et son autorité est partout rétablie. — Année 1717. iSf*
VIII. Alberoni, Cer du succès de l’expédition de Sardaigne, en dirige une autre contre la Sicile , médite des révolutions eu • France et eu Angleterre, et travaille à mettre l’Europe en feu.
Les puissances signent d’abord le traité de la triple alliance,
ensuite celui de la quadruple alliance, particulièrement di- rigés courte la jrolitique espagnole. — En exécution de ces traités, 4’Espagne restitue l’ile de Sardaigne à l’empereur, qui , en échange de la Sicile , la remet immédiatement au duc de .Savoie, auquel sa nouvelle possession confère le titre de
ïoi. Philippe y , Alberoni, dont les puissances
alliées avaient exigé l’expulsion , accède à ’ toutes les dispositions des traités. — Ficlnr Atnédée prend possession du
* roj'auroe de Sardaigne. — Le 17 18 à 17^0. ijjb
IX. Le gouvernement de la maiMui de SavMe fait faire à la Sardaigne des progrès dans la civilisation. — Le règne de Charles Emmanuel 'est pour elle uiu: époque de prosiiérité. — Ce prince donne des iiislilulions , fonde des établissements, et
TADI.K I>RS’ M ATIKRES.
laisse une mémoire vénérée. — Le régne suivant est moins heureux. — Les abus s’introduisent dans toutes les parties de raJniinistratiuii , et produlscntlc mécontentement et le mépris ' de l’autorité. — De 1721 à 179a. 197
X. La république française dirige un armement formidable contre l’t.'e de Sardaigne. — La place de Cagliari , attaquée à deux reprises, se défend avec vigueur et succès. — Les troupes se rembarquent en désordre ; la flotte se retire apres avoir éprouvé des pertes considérables. L’expédition échoue complctement.
— Cet événement occasionne des troubles qui durent quatre
ans. — Précis historique de la révolution sarde. — De 1798 à 1797. ■ ^ 208
XL Le traité d’alliance oonclu avec la république française reste sans exécution. — Les Français ayant occupé le Piémont, la cour'*se retire à Cagliari. — Le Yoi Charles- Emmarmd IV révoque les iMcrets de pacification et d’amnistie rendus par soii ))cre. — "Nouvelles causes de mécontentement et de haine.
— Le roi , rajipelésur le continent par les succès momentanés de la coalition , mène une vie errante en Italie , et ne retourne plus en Sardaigne. — Le gouvernement français médite une nouvelle expédition; ce projet est abandonné. — De 1797 à
XII. Abdication de Charles - Emmanuel. — Le nouveau roi, Victor-Emmanuel , vient, avec sa famille et sa cour, fixer sa résidence en Sardaigne. — Il publie plusieurs décrets et ordonnances ayant pour but de régler et d’améliorer les diverses branches de l’administration publique. — Rappelé dans ses états de terre ferme par les événements de la guerre, il laisse à Cagliari, d’abord la reine en qualité de régente , et ensuite le duc de Genemis, avec le titre de vice-roi. — La Sardaigne, après le départ de ce prince pour le continent, rentre sous le régime de l’administration des vice-rois. — De 1802 à 1817. 257^