DOCUMENT N«CLIII
(Se rapporte i la page 369 du tome in«.)
L'année 1860 figurera dans l'histoire de la Savoie comme l'époque la plus mémorable de ses annales, car c'est durant son cours, qu'après quarante-six ans de
séparation, elle s'est de nouveau réunie à la France, avec qui elle a communauté de race, de mœurs et de langage. Ce grand et sympathique mouvement s'est opéré sans que notre renom de loyauté et de fidélité qui a traversé les siècles ait subi la moindre atteinte. D'un côté, c'est un roi qui, irrésistiblement entraîné vers d'autres destinées, renonce librement, mais non sans une douloureuse émotion, au pays qui a été le berceau de sa glorieuse dynastie. De l'autre, c'est un peuple solennellement dégagé de ses serments, qui vote, librement aussi et avec unanimité, sa réunion à la grande famille française dont naguère il a été séparé, non pas au nom de la nationalité, mais, on le sait, en haine de l'héroïque France, épuisée, par ses victoires et succombant sous les efforts de l'Europe coalisée
Extrait du compte- rendu olïiciel de la session du Conseil provincial de Chambéry, le 1er octobre 1860 (président« M. le marqnis €o8ta de Bcaaregard; secrétaire, M. Avet).
DOCUMENT No CLIV
Voir le document n» 63 bis.
Page 933 du tome TII^, à la note, ajouter le nom du comte de Vignet en tête de la liste de ceux qui prirent l'initiative de la création des sociétés savantes en Savoie.